Adam Auer, président et chef de la direction de l’Association Canadienne du Ciment
« Quel que soit le degré de sophistication que vous atteignez, le fait est que toutes vos connaissances concernent le passé et que toutes vos décisions concernent l’avenir » – Ian H. Wilson (ancien dirigeant de GE)
Chers membres du conseil d’administration et collègues,
L’année 2025 nous a rappelé combien il est difficile de diriger avec clarté lorsque nous traversons une période de perturbation. Cette année a été marquée par des changements sans précédent, avec des pressions économiques, environnementales et politiques s’exerçant dans des directions imprévisibles et souvent contradictoires. Nous avons tous dû faire preuve non seulement d’une certaine agilité, mais surtout d’une très grande discipline pour être réactifs tout en restant calmes, adaptables, concentrés et, par-dessus tout, pour « que les choses les plus importantes restent les choses les plus importantes ».
Je suis très fier de la manière dont l’ACC, et le secteur dans son ensemble, a su relever ces défis, continuant de l’avant alors que nous avons senti le sol se dérober sous nos pieds.
Lors des élections de 2025, alors que la quasi certaine majorité conservatrice a soudainement laissé la place à une minorité libérale sous la direction du Premier ministre Carney, nous nous sommes appuyés sur nos années d’expérience de plaidoyer cohérent, collaboratif et fondé sur des principes pour renforcer notre positionnement politique, accroître notre influence et faire avancer les dossiers prioritaires, notamment ceux dont le rôle essentiel est d’assurer la compétitivité des membres et la modernisation de l’industrie.
Lorsque le changement climatique est devenu une priorité politique pour les gouvernements fédéral et provinciaux, nous n’avons pas abandonné nos engagements. Au lieu de cela, nous avons mis en phase nos ambitions de décarbonisation sur le langage émergent de la sécurité énergétique, de la souveraineté nationale et de la compétitivité économique, en positionnant notre industrie comme un moteur moderne de la résilience, de la prospérité et de la croissance propre.
Lorsque l’économie a continué à s’affaiblir, l’ACC ne s’est pas contentée de rationaliser son budget, mais a investi dans des initiatives de renforcement de ses fondations, à savoir une meilleure compréhension du marché, une approche modernisée des codes et des normes, ainsi que l’éducation, l’engagement et la défense des intérêts enracinés dans les principes fondamentaux du marché.
L’année 2025 nous a mis à l’épreuve, mais a également montré que nous avons réussi à susciter l’intérêt à l’égard de notre secteur et à sensibiliser la population au rôle important que nous jouons dans la société. Comme en témoignent la grande participation à notre enquête sur la perception du secteur, la compréhension de plus en plus approfondie de notre secteur qu’ont les politiciens et d’autres parties prenantes, ou les plus d’un million d’auditeurs qui sont à l’écoute de notre balado Speaking Concretely, les Canadiens ont envie d’en savoir plus sur notre secteur et nous devons profiter de cette occasion unique pour canaliser cet intérêt vers nos priorités.
L’ACC dispose d’une équipe exceptionnelle, qui se distingue non seulement par sa compétence, mais aussi par sa véritable passion pour le secteur. Nous comprenons l’importance de notre secteur et sommes déterminés à amplifier ses contributions à notre économie et à notre société. En 2025, notre équipe s’est encore renforcée avec l’arrivée de trois nouveaux collaborateurs, dont Blake Arsenault et Matt Dalkie dans notre équipe de décarbonisation industrielle, et Mick Prieur, qui a repris les responsabilités techniques de Tim Smith (aujourd’hui à la retraite) tout en assumant également le travail lié aux codes et aux normes, ainsi que nos initiatives de recherche et développement. Blake, Matt et Mick ont tous un talent extraordinaire, et nous sommes très fiers qu’ils aient choisi de mettre leurs compétences au service de l’ACC. Je m’en voudrais de ne pas remercier une nouvelle fois Tim Smith pour les apports incommensurables qu’il a faits au secteur au cours de ses 35 ans de carrière. Nous lui souhaitons tous beaucoup de bonheur, de santé et d’épanouissement pendant sa retraite.
Enfin, pendant cette période, l’ACC a été soutenue par un conseil d’administration impliqué et efficace, et nous avons su maintenir une communication et une collaboration solides avec nos associations alliées. Je suis profondément reconnaissant de la confiance accordée à l’ACC et de l’esprit de collaboration qui ne cesse de se renforcer dans l’ensemble du secteur.
Il ne fait aucun doute que l’année 2026 continuera de nous mettre à l’épreuve, et si le passé ne prédit pas toujours l’avenir, il nous donne toutes les raisons d’être confiants. Nous faisons preuve d’ambition, nous restons confiants et nous sommes déterminés à tirer parti de la crise pour façonner un avenir plus solide pour le ciment et le béton au Canada.
Adam Auer
Président et chef de la direction
Association Canadienne du Ciment
En 2025, nous avons dû nous poser une question importante : comment démontrer que la décarbonisation est irrévocablement liée à la compétitivité et à la prospérité économique de notre industrie et du pays. Les priorités de financement du gouvernement étant axées sur les problèmes les plus immédiats, à savoir les relations commerciales et la gestion des droits de douane, nous avons concentré notre attention sur les domaines dans lesquels nous pouvions avoir le plus d’impact. Nous avons notamment cherché à obtenir un financement stable et prévisible pour l’industrie grâce à des modifications des crédits d’impôt à l’investissement fédéraux et nous avons fait preuve d’agilité en aidant nos membres à relever des défis émergents menaçant leur compétitivité dans différentes régions du pays.
Les possibilités de financement public s’amenuisant rapidement, l’ACC s’est détournée des programmes de financement, qui doivent généralement passer par des demandes, pour créer un mécanisme de soutien financier stable et prévisible pour les projets grâce aux crédits d’impôt fédéraux à l’investissement. Grâce aux efforts de lobbying de l’ACC, le crédit d’impôt fédéral à l’investissement dans les technologies propres a été élargi et inclut désormais un crédit d’impôt de 30 % du coût en capital de tous les biens d’équipement utilisés dans la production d’électricité ou de chaleur à partir de biomasse résiduelle. Ce crédit d’impôt soutiendra tous les projets de carburants de remplacement admissibles dans notre industrie. L’augmentation des carburants à faible teneur en carbone étant un élément important de notre plan d’action net zéro, ce crédit d’impôt contribuera à attirer des investissements dans les cimenteries et à atteindre les réductions d’émissions requises. Une fois les détails de la conception publiés, les entreprises membres de l’ACC pourraient bénéficier de crédits d’impôt sur le capital se chiffrant en millions de dollars. Nous nous réjouissons de travailler en étroite collaboration avec nos membres afin de maximiser les opportunités qui se présentent.
Nous continuons également à accompagner les entreprises membres de manière individuelle lorsqu’elles cherchent à obtenir un financement public pour leurs projets. Pour mieux aider nos membres à accéder aux financements publics, nous avons mis en place un programme de formation. Le programme explique comment trouver et demander un financement auprès des différents niveaux du gouvernement afin de maximiser les chances d’obtenir un financement public. Nous sommes impatients de lancer ce programme en 2026.
Alors que l’économie canadienne est entrée dans une période de perturbation et d’incertitude en 2025, de nombreux secteurs ont été touchés, y compris l’industrie du ciment. Le secteur a été confronté à des déplacements plus importants en raison des volumes croissants d’importations à la suite de l’adoption du mécanisme d’ajustement carbone aux frontières de l’UE. En outre, la menace liée aux droits de douane imposés par les États-Unis sur les produits canadiens et la renégociation prochaine de l’accord Canada-États-Unis-Mexique ont créé des incertitudes supplémentaires pour les cimentiers canadiens, car les États-Unis constituent un marché d’exportation essentiel pour le ciment canadien.
L’ACC a travaillé à différents niveaux et avec différentes instances du gouvernement, notamment avec des autorités fédérales, provinciales et municipales, pour encourager l’adoption d’une politique « Acheter Canadien » pour les projets de marchés publics, afin de pérenniser la demande de ciment fabriqué dans le pays.
En particulier, l’ACC a promu la norme sur le carbone intrinsèque en construction du Secrétariat du Conseil du Trésor du Canada (CTS), qui définit les exigences en matière de divulgation et de réduction du carbone intrinsèque dans le béton utilisé dans les projets applicables. Cette norme, qui a été mise en place en 2022, impose aux projets d’infrastructures publiques l’obligation de réduire le carbone intrinsèque associé au ciment et au béton utilisés. En conséquence, la norme profite au ciment produit dans le pays, qui présente une teneur en carbone intrinsèque nettement inférieure à celle du ciment importé. Si elle était adoptée à plus grande échelle, cette norme serait très efficace pour les gouvernements qui veulent privilégier l’achat de produits fabriqués dans le pays tout en respectant le droit international et les accords commerciaux en vigueur.
L’ACC s’est engagée auprès du gouvernement fédéral, du gouvernement de la Colombie-Britannique, du gouvernement de l’Ontario et du district régional de Metro Vancouver, et a réussi à faire adopter une politique d’achat national prioritaire à différents niveaux :
La tarification du carbone a fait l’objet d’une grande attention en 2025, notamment à l’occasion de l’élection d’un nouveau gouvernement fédéral. L’élimination de la tarification du carbone pour les consommateurs a attiré l’attention sur l’état actuel et futur du prix du carbone pour l’industrie. Les dirigeants des cimentiers ont fait part de leur soutien à la tarification industrielle dans une lettre ouverte au Premier ministre Carney, alors que des discussions ont été entamées en coulisses sur la révision des systèmes de tarification industrielle dans tout le Canada. L’ACC a clairement indiqué que tout affaiblissement du signal-prix industriel aura pour effet de freiner, voire d’éliminer les investissements.
L’ACC s’est jointe à une coalition d’associations, d’entreprises et de groupes de réflexion sur l’environnement pour recommander une amélioration de la tarification industrielle au Canada en 2026, notamment par une mise en phase des systèmes provinciaux permettant le transfert de crédits de conformité ou de performance dans tout le pays. En parallèle, nous avons plaidé pour que le Canada continue à reconnaître l’industrie du ciment comme une industrie à haut risque, à forte intensité d’émissions et exposée aux échanges commerciaux, et qui mérite donc d’être protégée contre la concurrence déloyale d’acteurs étrangers sur le marché.
Cette année, la Colombie-Britannique et l’Alberta ont toutes deux commencé à réviser leurs systèmes respectifs de tarification industrielle, l’Alberta ayant d’ailleurs annoncé des changements substantiels. Le Québec prévoit également de modifier sa réglementation en matière de plafonnement et d’échange de droits d’émission. En 2026, nous continuerons à plaider en faveur de solutions rationnelles pour les régimes de tarification industrielle stimulant l’investissement dans la décarbonisation tout en protégeant la force économique et la compétitivité de l’industrie du ciment.
Nous avons poursuivi nos efforts visant à assurer la cohérence et la transparence en matière de comptabilité carbone et de rapports environnementaux. L’année 2025 a été marquée par la conception, la consultation et la publication d’une nouvelle règle sur les catégories de produits (Product Category Rule, ou PCR) pour le ciment, ce qui représente une avancée significative par rapport aux versions précédentes. La PCR pour le ciment permettra de rendre compte correctement des efforts de décarbonisation dans l’ensemble de l’industrie, car elle exige davantage de rigueur dans l’utilisation des données et l’inclusion de la capture du carbone dans les limites du système.
Avec la publication de la nouvelle PCR sur le ciment, les membres de l’ACC ont commencé à évaluer la possibilité de poursuivre leurs efforts d’alignement, au-delà même de ce qui est requis par la PCR. En utilisant les mêmes jeux de données et les mêmes hypothèses dans toutes les entreprises membres de l’ACC, nous espérons être la première industrie à créer des déclarations environnementales de produits (DEP) commercialement comparables, offrant ainsi aux utilisateurs un choix de produits éclairé, précis et fondé sur des données probantes. Grâce aux 360 000 dollars recueillis l’année dernière dans le cadre d’un partenariat avec le Conseil national de recherches, nous espérons disposer d’un système de certification prêt à être commercialisé d’ici le milieu de l’année 2026.
Nous avons également commencé à mettre à jour notre DEP moyenne pour l’industrie du ciment. La dernière version était celle de 2023 et s’appuyait sur les données de 2020. Nous sommes en train de la mettre à jour pour assurer sa cohérence avec la nouvelle PCR sur le ciment et pour suivre le même calendrier de mise à jour que l’American Cement Association (ACA) et l’Association canadienne du béton préparé (CRMCA). Pour soutenir cet effort, l’ACC collabore à nouveau avec le Conseil national de recherches.
L’ACC a participé activement à l’examen du CleanBC, qui est le plan du gouvernement de la Colombie-Britannique visant à réduire les émissions de 40 % d’ici à 2030. Le CleanBC propose une série de programmes, de remises, d’incitations et de politiques dans divers domaines afin d’accompagner sa feuille de route pour 2030.
Dans le cadre d’un engagement exprimé en personne et par écrit, l’ACC a indiqué que la politique et les programmes du CleanBC devraient être mis à jour pour accorder une plus grande importance au renforcement de la résilience économique et à la sauvegarde de la compétitivité de la Colombie-Britannique. Plus précisément, l’ACC a encouragé les actions suivantes :
Les résultats de l’examen indépendant du CleanBC, publiés en novembre 2025, ont souligné à quel point il est important de poursuivre la fabrication de ciment dans la province. En outre, le groupe d’experts chargé de l’examen a ajouté qu’il est important que les industries de la Colombie-Britannique deviennent « plus propres et plus compétitives », notamment en s’appuyant sur les points forts du programme du STFR.
Au cours de l’été 2025, le district régional de Metro Vancouver (MVRD) avait proposé plusieurs modifications à son règlement sur les frais de gestion de la qualité de l’air. Ce règlement touche les deux cimenteries de la province, qui sont toutes deux situées dans la région de Metro Vancouver.
Les amendements proposés ont suscité de vives préoccupations chez les membres et l’ACC, en particulier en rapport avec les frais de permis. La limite proposée de 450 000 $ pour les nouveaux permis et les permis révisés aurait imposé des coûts injustifiés et onéreux aux cimenteries, avec peu de transparence et de certitude, à un moment où il est crucial d’assurer la compétitivité et de protéger l’industrie manufacturière régionale en Colombie-Britannique.
L’ACC a pris des mesures décisives avec de multiples acteurs, notamment en communiquant avec les fonctionnaires de la MVRD qui avaient rédigé les réglementations proposées, ainsi qu’avec de nombreux fonctionnaires et politiciens du gouvernement provincial et des membres du conseil d’administration de la MVRD qui siègent aux comités concernés. L’ACC a fait part des préoccupations de ses membres à ses différents acteurs et a plaidé pour la réduction de la limite applicable aux frais de permis.
Après plusieurs mois de travail, la MVRD a reporté le calendrier établi pour la mise à jour de ses règlements, qui était initialement prévue pour novembre 2025. Lors de sa dernière réunion avec les fonctionnaires de la MVRD, l’ACC a appris que les règlements proposés seront modifiés et que les frais de renouvellement de permis seront plafonnés à 125 000 $. Puisque le montant initialement proposé était de 450 000 $, ce changement représente une réduction considérable, soit une économie de plus de 300 000 $ par installation pour les entreprises membres. L’ACC s’attend à ce que cette nouvelle limite soit examinée par le conseil d’administration de la MVRD au début de l’année 2026 et soutiendra son adoption.
Au cours de l’année 2025, l’ACC a beaucoup travaillé avec de nombreux ministères et services du gouvernement de l’Ontario afin d’encourager les administrations à adopter une politique « Acheter Ontarien » pour les projets de marchés publics.
En novembre, à la suite de la journée du lobbying de l’ACC en Ontario, le gouvernement a déposé le projet de loi « Acheter Ontarien », qui privilégiera les marchés publics visant l’achat de produits ontariens, dont le ciment et le béton. L’ACC reste en contact avec le gouvernement de l’Ontario, qui travaille actuellement à l’élaboration des réglementations correspondantes. En particulier, l’ACC continuera de promouvoir la norme sur le carbone intrinsèque en construction du Secrétariat du Conseil du Trésor du Canada (CTS), qui est une politique facile à mettre en œuvre permettant de privilégier l’achat de produits fabriqués dans le pays tout en respectant le droit international et les accords commerciaux en vigueur.
L’Ontario s’efforce de mettre en place un cadre pour le captage et le stockage du carbone (CSC) et des réglementations associées dans la province grâce au projet de loi intitulé Loi sur le stockage géologique du carbone. Les consultations ont débuté en mars 2022 et l’ACC a participé à toutes les demandes de soumissions pertinentes, y compris lors de la dernière consultation en septembre 2025. Le projet de loi a reçu la sanction royale en décembre 2025.
Tout au long du processus de consultation, l’ACC a rappelé qu’il est important de mettre en place un cadre clair pour les projets de CSC en Ontario, avec des dispositions stables concernant les processus de délivrance des permis, le transfert de responsabilité, les droits sur l’espace interstitiel et l’accès aux terres.
De plus, nous avons systématiquement souligné l’importance des actions suivantes :
L’ACC continuera à collaborer avec ses membres, d’autres parties prenantes de l’industrie et le gouvernement pour la mise en œuvre et l’élaboration des réglementations pertinentes afin que le gouvernement propose un cadre efficace pour l’investissement dans le CSC en Ontario.
Resha Watkins (St Marys Cement, une société Votorantim Cimentos) et Sarah Petrevan, vice-présidente de la décarbonisation industrielle et de la durabilité chez l’ACC, ont remis à Carbonova le prix Decarbonizer Award 2025 lors de MaRS Climate Impact.
Cette année, notre programme de recherche a œuvré pour renforcer les fondations de Béton Zéro, qui est notre plan d’action net zéro, et pour intégrer la décarbonisation dans notre programme de compétitivité. Nous avons fait appel à nos capacités en matière de recherche pour communiquer des notes d’information au gouvernement sur les politiques pouvant être mises en œuvre pour atténuer l’effet des droits de douane et créer des modèles fédéraux de prix de transfert.
Nous avons notamment mis à jour notre modélisation de l’impact économique, qui fournit désormais des données modernes, réalistes et défendables sur l’impact positif de l’industrie du ciment et du béton sur l’économie canadienne. Ces données ont été essentielles pour soutenir divers efforts de lobbying menés au cours de l’année 2025 et continueront à soutenir nos efforts de plaidoyer à l’avenir.
Nous avons également commandité une étude sur les mesures à prendre à court terme pour atteindre l’objectif de carboneutralité au milieu du siècle tout en maintenant la compétitivité. Cette étude, qui s’est penchée sur les moyens à mettre en œuvre pour la production de ciment décarbonisé au Canada, a examiné les technologies les plus intéressantes pour l’industrie dans les différentes régions du Canada, sachant que chacune de ces dernières présente des difficultés et des opportunités différentes en matière de décarbonisation. L’étude a pris en compte le moment où les différentes technologies seraient à la fois viables et économiquement compétitives. Cette étude servira de base aux efforts futurs du secteur pour atteindre les objectifs de notre plan d’action.
Enfin, nous avons publié une étude sur la trajectoire future des véhicules lourds zéro émission dans l’industrie du ciment et du béton, notamment pour les camions-malaxeurs et les camions de transport de ciment. Cette étude a été entièrement financée par le gouvernement fédéral et l’Accélérateur de transition, l’ACC ayant fourni les informations de base nécessaires sur le fonctionnement du secteur.
L’ACC s’est efforcée d’impliquer, d’éduquer et de soutenir ses membres et ses alliés pour qu’ils comprennent et participent à la promotion de la grande priorité stratégique de la carboneutralité et de son impact sur le développement et la compétitivité des entreprises.
L’ACC a collaboré activement avec des influenceurs et des décideurs de premier plan dans la communauté des achats, de l’architecture, du conseil et de l’ingénierie (PACE). Parmi nos actions, citons notre parrainage de niveau argent des prix Toronto 2025 du Carbon Leadership Forum (CLF) en novembre.
Certains membres de l’équipe de l’ACC ont également fait des présentations sur le plan d’action net zéro de l’industrie canadienne du ciment et du béton devant des constructeurs, des promoteurs immobiliers, des ingénieurs et des architectes de premier plan. Nous avons fait des présentations lors de divers événements, notamment Concrete Expo 2025, ACI 2025 à Toronto, Concrete Ontario AGM, CRH Sustainability Session, Centre for the Sustainable Built Environment, Korean Delegation et Ontario Architects Association.


L’ACC encourage activement tous les niveaux du gouvernement à adopter, dans le cadre des processus d’approvisionnement, des exigences visant à réduire le carbone intrinsèque dans le secteur du bâtiment et à accroître l’acceptation et l’adoption du ciment et du béton à faible teneur en carbone :
L’ACC a aidé Pembina et Introba à élaborer des rapports de suivi dans le cadre de leur rapport intitulé « The Opportunity to Lead on Clean Concrete Procurèrent and Performance-Based Specifications to Support the Clean Cement and Concrete Industry in British Columbia », qui a été publié en 2024. Les nouveaux rapports se pencheront sur le béton propre sur les marchés de l’Ontario et de l’Alberta et devraient être publiés d’ici la fin de l’année 2025.
L’ACC a répondu au sur les politiques du Comité canadien de l’harmonisation des codes de construction (CCHCC) en rapport avec les émissions de gaz à effet de serre (GES) incorporées dans les nouvelles maisons et les nouveaux bâtiments dans les codes modèles nationaux. L’objectif de ce document était de recueillir des commentaires sur l’élaboration de dispositions techniques dans le cycle de codification 2030. Il s’agit de l’un des impacts potentiels les plus importants qu’a connus l’industrie du ciment et du béton depuis des années. La réponse de l’ACC est disponible ici.
En 2025, l’ACC a relancé son comité des normes et technologies de produits après 4 ans d’inactivité.
Nous avons également publié les résultats de notre projet de recherche et développement de 3 ans sur l’augmentation du calcaire dans le PLC (20 à 25 %), qui a été mené en collaboration avec l’Université de Toronto et l’Université d’Ottawa.
Après les journées fédérales de lobbying d’octobre, le CNRC a demandé à l’ACC de mettre en place un consortium industriel pour sa stratégie de recherche et de développement dans le domaine du ciment et du béton. L’ACC a fourni au CNRC un projet d’accord de consortium, qui a été élaboré en collaboration avec nos alliés de l’industrie du béton.
L’ACC a continué à collaborer avec le CNRC à l’élaboration d’un programme de recherche axé sur l’industrie visant à créer une boîte à outils pour le béton à faible teneur en carbone. Cette boîte à outils est susceptible de stimuler de manière significative l’acceptation et l’utilisation de ciments, de produits en béton et de solutions à faible teneur en carbone. Le CNRC s’est engagé verbalement à fournir 2 millions de dollars pour cette recherche et est en train d’établir un accord avec l’ACC pour la mener à bien.
L’ACC a soutenu le lancement de l’appel à propositions du programme Défi « Environnement bâti sobre en carbone » du CNRC pour promouvoir le développement de produits à base de ciment et de béton à faible teneur en carbone utilisés dans les bâtiments et dans d’autres infrastructures. Ce programme met à disposition jusqu’à 2 millions de dollars avec un financement prévu de 500 000 dollars maximum par projet sous forme de subventions ou de contributions non remboursables sur une période de 3 ans. L’ACC a participé à la sélection des sujets de recherche et a siégé au comité d’évaluation des propositions.
Nous poursuivons également quelques pistes de recherche et de développement qui ont été mises en évidence il y a quelques années lors d’une série de sept ateliers organisés conjointement par l’ACC et le CNRC. Les séances de l’atelier ont examiné les technologies liées à la combustion dans les fours, à la production de scorie, au ciment, au béton et à la séquestration du carbone dans le béton. Au total, ces séances ont permis de recenser 75 lacunes de connaissances, dont 60 liées au ciment et au béton, et 15 aux combustibles de remplacement et à la fabrication du ciment.
Les installations de production de ciment continuent de déclarer leurs rejets dans l’environnement dans l’INRP, qui est géré par Environnement et Changement climatique Canada (ECCC). Un représentant de l’ACC siège au groupe de travail consultatif de l’INRP, qui conseille le gouvernement fédéral sur la mise en œuvre du programme de l’INRP. En 2025, ECCC a ajouté 163 substances perfluoroalkylées et polyfluoroalkylées (SPFA) à déclarer obligatoirement dans l’INRP. À partir de l’année de déclaration 2025, toute installation qui fabrique, traite ou utilise d’une autre manière 1 kilogramme ou plus de ces SPFA à une concentration égale ou supérieure à 0,1 % en poids sera tenue de les déclarer. Bien que l’utilisation des SPFA dans les cimenteries ne soit pas aussi répandue que dans d’autres types d’installations industrielles, le manque d’informations sur les SPFA dans les produits et la disponibilité limitée des tests de laboratoire sur les SPFA pour de nombreux produits posent des problèmes.
Un document de consultation sur la phase 1 de la gestion des risques liés aux SPFA a été publié le 26 septembre 2025 pour une période de consultation publique de 60 jours. La phase 1 concerne l’interdiction de l’utilisation des SPFA non actuellement réglementés et dans les mousses anti-incendie, mais elle exclut les polymères fluorés. Bien que la phase 1 ne devrait pas avoir d’impact significatif sur les cimenteries, l’ACC continue de suivre l’évolution de la situation et prendra contact avec ses membres si nécessaire.
En 2025, nous avons continué de suivre d’autres initiatives politiques et réglementaires nationales et internationales qui pourraient avoir un impact sur les activités de production de ciment. Nous sommes notamment restés au fait des activités d’évaluation et de gestion des risques du gouvernement fédéral en rapport avec certaines substances spécifiques dans le cadre du plan de gestion des produits chimiques (PGPC), ainsi que des politiques sur la qualité de l’air élaborées et mises en œuvre.
En tant que voix de l’industrie du ciment et du béton sur la Colline du Parlement, l’ACC suit les tendances et les changements politiques fédéraux. L’année 2025 a été marquée par une transition politique importante et un rééquilibrage stratégique pour l’industrie du ciment et du béton. Avec la démission du Premier ministre Trudeau au début de l’année 2025, la chute inattendue de popularité des conservateurs de Poilievre et l’émergence d’un gouvernement libéral dirigé par M. Carney, nous avons dû rapidement modifier notre approche des relations gouvernementales et, au lieu de nous préparer à une probable victoire des conservateurs au niveau fédéral, nous avons commencé à travailler avec un gouvernement libéral minoritaire qui, après s’être renouvelé, était devenu très différent du gouvernement précédent.
Bien que le parti libéral soit resté au pouvoir, l’orientation et l’approche adoptées par Mark Carney diffèrent sensiblement de celles de son prédécesseur. Les initiatives environnementales ont laissé la place aux enjeux économiques, et nous avons ainsi adapté nos messages pour qu’ils soient davantage en phase avec les idées dont nous faisions déjà la promotion auprès du parti conservateur.
Cette année, dans tout le pays, nous avons œuvré pour nouer et renforcer des relations avec les acteurs politiques, pour faire entendre nos préoccupations en matière de compétitivité à la lumière des incertitudes liées aux droits de douane et à la volatilité économique mondiale en général, et pour faire la promotion d’initiatives visant à rehausser la viabilité économique de notre industrie. Nous avons notamment mené des efforts de plaidoyer ciblés, nous avons travaillé en coordination avec des partenaires étrangers, nous avons pris la tête pour faire avancer le travail lié aux droits de douane et nous avons organisé une journée de lobbying fédéral auprès du nouveau gouvernement dirigé par Carney au début de son mandat.
Pendant l’été et l’automne, nous nous sommes consacrés à réorienter notre stratégie vers les priorités et les orientations politiques du gouvernement Carney. Voici quelques-unes de nos principales réalisations :
Ces efforts ont permis d’assurer la continuité des dossiers prioritaires déjà en cours tout en protégeant notre positionnement auprès d’un nouveau groupe de personnalités politiques et de ministres afin de susciter leur intérêt à l’égard de notre organisation.
Dans le prolongement de ces efforts, nous avons organisé au début du mois d’octobre notre première journée fédérale de lobbying depuis 2023, réaffirmant ainsi la présence de l’industrie du ciment et du béton sur la Colline du Parlement. Cette journée nous a permis de travailler avec toutes sortes d’acteurs politiques, quelle que soit leur affiliation, à un moment de transition politique importante. Avec près de 25 réunions sur une journée et demie, l’événement nous a permis de :
Nos messages clés pour la journée étaient liés à l’amélioration de la compétitivité du Canada, à l’emploi au Canada et au soutien aux investissements mondiaux, notamment en :
Conscients des risques émergents liés à la politique douanière des États-Unis et à l’incertitude économique qui a suivi les élections, nous avons créé et dirigé un nouveau groupe de travail axé sur les droits de douane en partenariat avec l’American Cement Association. Ce groupe, qui se composait de collègues du Canada et des États-Unis travaillant pour des entreprises membres, avait pour objectifs de suivre l’évolution des mesures commerciales américaines et leurs implications pour le ciment canadien, d’élaborer des positions de défense harmonisées pour préserver la compétitivité et de préparer des réponses coordonnées en cas de mise en place de nouvelles mesures en rapport avec les droits de douane.
Le ciment a finalement été exclu du cycle de droits de douane du printemps et de l’été, mais cette initiative a permis de renforcer la collaboration transfrontalière et a posé des bases importantes qui pourraient être utiles lors des prochaines négociations de l’Accord Canada-États-Unis-Mexique (ACEUM).
Au niveau provincial, l’année dernière, le Premier ministre Doug Ford a déclenché des élections anticipées en Ontario. Les résultats des élections n’ont pas grandement modifié l’environnement politique, puisque son Parti progressiste-conservateur a obtenu pour la troisième fois un gouvernement majoritaire et que le NPD demeure le parti d’opposition officiel.
Dans tout le Canada, les Premiers ministres provinciaux se sont ralliés au Premier ministre Carney pour s’opposer aux droits de douane américains et ont collaboré à la mise en place de mesures telles que l’élimination des obstacles au commerce interprovincial, dans l’espoir de stimuler l’économie canadienne.
Au fur et à mesure de l’évolution de l’environnement politique et économique, en grande partie sous l’influence des événements survenus au sud de la frontière, nous avons adapté la teneur de nos messages d’une province à une autre. Bien que nos priorités politiques fondamentales restent les mêmes, nous avons de plus en plus abordé la question de la carboneutralité sous l’angle économique plutôt qu’environnemental, en mettant en valeur la compétitivité, l’investissement et la sécurité économique dans nos communications. En 2026, l’ACC continuera à travailler avec les gouvernements provinciaux du Canada en profitant du discours axé sur le développement économique qui se fait entendre dans la plupart des provinces.
Nous nous préparerons également aux élections provinciales au Québec, qui auront lieu en octobre 2026. Après deux mandats du gouvernement de la Coalition avenir Québec (CAQ) de François Legault, un changement de gouvernement est attendu dans cette province.
En 2025, l’ACC a poursuivi sa mission dans l’ensemble de l’Ouest canadien en renforçant la collaboration avec ses partenaires industriels, en travaillant avec les gouvernements provinciaux et en promouvant l’innovation, la durabilité et la croissance de l’industrie. En étroite collaboration avec ses alliés provinciaux, notamment Concrete BC, Concrete Alberta, Concrete Saskatchewan et Concrete Manitoba, l’ACC a joué un rôle clé, non seulement pour promouvoir les priorités communes axées sur la création de collectivités résilientes et à faible émission de carbone, mais aussi pour soutenir les objectifs globaux du Canada en matière d’infrastructures.
Dans l’ensemble de l’Ouest canadien, les partenariats établis par l’ACC avec les associations régionales de béton restent essentiels à la réalisation de nos objectifs communs. Ce travail collaboratif contribue à façonner un avenir plus durable, plus innovant et plus résilient pour l’industrie du ciment et du béton, un avenir propice à des communautés fortes et à la compétitivité de l’industrie, un avenir qui aidera le Canada à réaliser ses ambitions en matière de logement et d’infrastructure.
L’ACC a participé à une journée de lobbying avec Concrete BC à Victoria en mai. Nous avons souligné le rôle essentiel du ciment et du béton dans la réalisation des objectifs en matière de logement, d’infrastructure et de climat.
La journée de lobbying nous a donné l’occasion unique de communiquer avec les ministres nouvellement nommés et de leur présenter notre secteur, ainsi que de renforcer nos relations avec les ministres existants. Nous avons discuté avec eux de ce qui peut être fait pour renforcer la compétitivité de l’industrie, et notamment des améliorations à apporter à l’actuel système de tarification fondé sur le rendement (STFR), pour encourager les pratiques de marchés publics favorisant le principe « Acheter Britanno-Colombien » et pour promouvoir les marchés publics d’infrastructures. Nous avons eu la possibilité de rencontrer des membres du gouvernement et de l’opposition pour leur expliquer l’importance de l’industrie et comment renforcer cette dernière.
Cela a préparé le terrain pour les réunions de suivi qui ont eu lieu à l’automne avec le cabinet du Premier ministre, le ministre de l’Emploi et de la Croissance économique, Ravi Kahlon, le vice-ministre de l’Énergie et du Changement climatique, et la ministre de l’Environnement, Tamara Davidson, ainsi qu’avec de nombreux membres de l’opposition. En plus de renforcer nos messages sur les marchés publics et le STFR, nous avons plaidé en faveur de nos membres pour que les changements des frais proposés par Metro Vancouver soient communiqués de manière transparente.
L’ACC a présenté une soumission aux consultations prébudgétaires de 2026 en proposant les recommandations clés suivantes :
Nous continuons à chercher des moyens de renforcer nos relations avec le gouvernement de la Colombie-Britannique et de défendre les intérêts de nos membres dans cette province, en particulier en ce qui concerne la protection et l’expansion de l’offre nationale et de l’utilisation du ciment et du béton fabriqués en Colombie-Britannique.
L’ACC et Concrete Alberta continuent de travailler avec le gouvernement provincial pour promouvoir l’innovation dans les domaines des produits à faible émission de carbone et pour souligner le rôle joué par l’industrie du ciment et du béton pour assurer la croissance économique et la réalisation des objectifs climatiques de l’Alberta. En 2026, l’ACC étendra ses efforts de plaidoyer en œuvrant délibérément pour renforcer les relations avec le gouvernement et en mettant en valeur les contributions économiques et environnementales de nos membres dans toute la province.
En 2025, avec nos alliés dans l’industrie du béton, nous avons continué à mettre en évidence le leadership démontré par l’industrie, qui soutient les initiatives provinciales, les investissements dans les infrastructures, les solutions à faible teneur en carbone et les objectifs climatiques. L’ACC et Concrete Sask ont travaillé ensemble pour que les décideurs politiques reconnaissent le rôle essentiel du ciment et du béton dans la construction de communautés résilientes.
Le Manitoba demeure un environnement politiquement stable sous la direction du Premier ministre Wab Kinew. L’ACC et Concrete Manitoba ont continué à harmoniser leurs priorités pour le plaidoyer en rapport avec l’investissement dans les infrastructures, les pratiques de construction durable et la résilience des infrastructures. Ce partenariat vise à établir l’industrie du ciment et du béton comme acteur de premier plan dans la réalisation des objectifs à long terme du Manitoba en matière d’économie, d’infrastructure et d’environnement.
L’ACC est restée active et a renouvelé son engagement à collaborer avec ses alliés dans toute la région pour communiquer des informations aux organismes municipaux et provinciaux, ainsi qu’à d’autres parties prenantes, dans le but de les sensibiliser davantage à l’initiative Béton Zéro. En 2025, nous avons continué à renforcer notre présence et notre leadership en collaborant avec les partenaires de l’industrie, le gouvernement et les parties prenantes pour faire progresser la durabilité, l’innovation et la compétitivité du secteur du ciment et du béton.
L’ACC a participé activement à des initiatives provinciales clés visant à soutenir la croissance et la durabilité de l’industrie. Elle a notamment :
Les principales activités ayant été menées sont les suivantes :
Glen Furtado, directeur principal de la construction et de l’innovation chez l’ACC, faisant une présentation à Ignite Talks : Le rôle de l’énergie dans la société canadienne, organisée par WPC Energy à Calgary.
L’ACC a poursuivi sa collaboration avec Concrete Saskatchewan, faisant progresser le travail réalisé pour atteindre les objectifs communs en matière de plaidoyer, d’éducation et de participation de l’industrie au développement économique de la province.
L’ACC a soutenu activement différents programmes et événements de Concrete Saskatchewan, notamment les suivants :
L’ACC continuera à travailler en étroite collaboration avec Concrete Sask pour faire progresser l’innovation, renforcer le plaidoyer et promouvoir le développement de l’infrastructure dans toute la province.
L’ACC a poursuivi sa collaboration avec Concrete Manitoba, notamment en matière de plaidoyer, de travail avec les acteurs du secteur et de croissance durable. L’ACC a soutenu différents événements et initiatives de Concrete Manitoba, notamment les suivants :
Nous sommes impatients de continuer à resserrer nos liens avec Concrete Manitoba en 2026 grâce à notre collaboration continue dans les domaines de l’éducation, du plaidoyer et du leadership technique.
L’année 2025 a commencé par des élections anticipées qui se sont tenues le 27 février. Avec le déclenchement des élections plus d’un an avant la date prévue par la législation et une campagne électorale de courte durée, les conservateurs ont pris leur opposition au dépourvu, ce qui a permis à Doug Ford de former un gouvernement majoritaire pour la troisième fois (la première fois qu’un parti y parvient en Ontario depuis 1959) et au NPD de rester le parti d’opposition officiel. Le seul changement significatif observé après les élections a été le retour des libéraux de l’Ontario au statut de parti officiel, ce qui rehausse leur visibilité au sein du corps législatif et des commissions tout en leur permettant d’accéder à davantage de fonds pour financer leurs activités.
Nous avons axé nos messages et nos demandes sur les grandes priorités de la province, telles qu’elles avaient été définies par le gouvernement de l’Ontario, notamment le logement, l’infrastructure, l’emploi, l’investissement dans l’Ontario et la sécurité économique.
Nous avons travaillé à plusieurs priorités clés au cours de l’année : le captage, l’utilisation et le stockage du carbone (CUSC), l’approvisionnement et l’investissement dans la modernisation et la compétitivité. Ces priorités ont été renforcées par près de 50 contacts que nous avons eus avec des élus et leurs équipes au cours de l’année, notamment lors de réunions, de visites de cimenteries, de la journée de lobbying de l’Ontario et de diverses conférences et dîners organisés avec des représentants du gouvernement, élus et non élus.
Nous avons également souligné tout au long de l’année les apports que fait le secteur de l’autre côté de la frontière. En particulier, plus de 40 % de la production de ciment de l’Ontario est exportée vers les États-Unis, ce qui permet de répondre à près d’un tiers des besoins d’importation de ce pays. Il était important de souligner le rôle important de l’industrie dans le maintien de la stabilité économique transfrontalière et de la continuité de l’offre.
L’ACC a participé activement à des initiatives provinciales clés visant à soutenir la croissance et la durabilité de l’industrie. Elle a notamment :
L’ACC a participé à plusieurs tables rondes avec le gouvernement dans le cadre des travaux visant à permettre le captage et le stockage du carbone (CSS) dans la province par le biais du projet de loi intitulé Loi sur le stockage géologique du carbone. Le projet de loi a reçu la sanction royale en décembre 2025.
L’ACC a généralement soutenu les efforts du gouvernement visant à faire avancer le cadre CSC. Tout au long du processus de consultation, nous avons souligné à quel point il est important que le cadre soit clair pour les projets de CSC en Ontario et que les processus de délivrance des permis, le transfert de responsabilité, les droits sur l’espace interstitiel et l’accès aux terres soient bien définis. L’ACC continue d’insister sur la nécessité de la clarté réglementaire et de la certitude pour les promoteurs de projets.
Nous avons été encouragés par les progrès réalisés dans le cadre de cette importante initiative. Au cours de l’année écoulée, nous nous sommes entretenus à plusieurs reprises avec le gouvernement provincial de l’Ontario sur cette question et nous lui avons demandé non seulement de protéger et de soutenir la fabrication de ciment et de béton en Ontario, mais aussi d’adopter une politique de marchés publics fondée sur le principe « Acheter Ontarien » pour les produits à base de ciment et de béton. Vu l’incertitude économique croissante due au risque que des droits de douane soient imposés et à d’autres politiques internationales, y compris la politique européenne du mécanisme d’ajustement carbone aux frontières (MACF), les économies du Canada et de l’Ontario risquent fort de perdre des parts du marché national du ciment au profit de concurrents étrangers.
L’ACC a recommandé que l’Ontario adopte la norme sur le carbone intrinsèque en construction du Secrétariat du Conseil du Trésor du Canada (SCT), qui fixe des exigences en matière de divulgation et de réduction du carbone intrinsèque dans le béton utilisé dans les projets applicables. Cette norme est en vigueur depuis 2022 et s’applique à tous les projets de construction du gouvernement fédéral chiffrés à plus de 5 millions de dollars au Canada.
L’ACC a été l’une des quelques parties prenantes invitées à l’annonce faite par les ministres à la fin du mois de novembre. La législation a été présentée au corps législatif le même jour et a reçu la sanction royale en décembre. Cette loi-cadre fournit le mécanisme nécessaire à la poursuite des consultations sur les règlements connexes, et l’ACC participera activement à ce processus.
Comme les années précédentes, nous avons participé au processus de soumission prébudgétaire de l’Ontario en présentant les demandes clés suivantes :
Nous continuons à nouer et à renforcer nos liens avec nos alliés du secteur du béton. Cette année, lors de la conférence annuelle de l’Association des municipalités de l’Ontario, nous avons organisé une réception pour l’ensemble de l’industrie en collaboration avec l’Ontario Stone, Sand and Gravel Association, le Masonry Council of Ontario et l’Ontario Road Builders Association. La réception a été une excellente occasion pour l’ACC et ses membres de rencontrer des politiciens municipaux et provinciaux et de tirer parti de la force collective de notre industrie.
Notre édition 2025 a été l’une de nos journées de lobbying les plus remplies de notre histoire. En partenariat avec Concrete Ontario, nous avons tout au long de la journée organisé plus de 18 réunions avec des ministres, des membres du cabinet du Premier ministre, des députés et des hauts fonctionnaires des cabinets ministériels. Nous avons pu mettre en évidence l’importance de l’industrie pour la province et le rôle qu’elle joue pour aider la province à atteindre ses objectifs ambitieux en matière d’infrastructure.
Cette année, nos efforts ont produit les résultats suivants :
Cet événement continue de renforcer considérablement nos relations à Queen’s Park et d’accroître la visibilité de nos priorités politiques.
Nous continuons à travailler à des questions de plaidoyer spécifiques à la province au nom de notre partenaire, Concrete Ontario. Cette année, nous l’avons accompagné pour l’élaboration et la soumission d’une demande auprès du Fonds de développement des compétences pour l’aider à résoudre l’un des problèmes de main-d’œuvre les plus urgents du secteur, à savoir le recrutement et la fidélisation des chauffeurs. Cette demande a été approuvée. Ce partenariat continu témoigne de la force et de l’utilité des efforts de plaidoyer coordonnés de nos deux associations.
Le gouvernement de la Coalition avenir Québec (CAQ), dirigé par le Premier ministre François Legault, continue de montrer des signes de fatigue alors qu’il entame les derniers mois de son second mandat. Non seulement la CAQ est à la traîne dans les sondages, loin derrière le Parti québécois (PQ) et les libéraux, mais elle a également souffert de la démission de deux ministres à l’automne, dont Christian Dubé, ministre de la Santé, qui était l’un des ministres les plus influents du gouvernement.
Selon les derniers sondages, le PQ formerait un gouvernement majoritaire si des élections avaient lieu maintenant. Le 11 août, le PQ a remporté une élection partielle dans la circonscription d’Arthabaska. Il s’agit de la troisième élection partielle remportée par le PQ depuis les dernières élections générales. Le taux de participation des électeurs a atteint 59,5 %, soit près de 20 pour cent de plus que le taux moyen des élections partielles au Québec depuis 1998. Le candidat du parti au pouvoir, la CAQ, est arrivé en quatrième position avec seulement 7,2 % des voix. La CAQ avait remporté cette circonscription lors des quatrièmes élections générales précédentes.
Le Parti libéral du Québec (PLQ) a lui aussi subi un revers important. Après plus de deux ans sans chef, le PLQ a élu Pablo Rodriguez, ancien ministre fédéral de longue date, comme nouveau chef de parti le 14 juin 2025. La lune de miel a été de courte durée, cependant, lorsqu’une série de problèmes éthiques ont été soulevés à l’automne concernant sa campagne. M. Rodriguez a démissionné en décembre, devenant ainsi le chef de parti au mandat le plus court de l’histoire du parti. Les libéraux se retrouvent à nouveau sans chef de parti, moins d’un an avant les élections générales de 2026.
Confronté à une faible cote de popularité, le gouvernement de la CAQ a prorogé la session d’automne de l’Assemblée nationale, espérant prendre un nouveau départ pour la dernière année de son mandat. Le 30 septembre, François Legault, Premier ministre du Québec, a prononcé un discours pour inaugurer une nouvelle session parlementaire. Il a fait part de son intention de mettre en œuvre des mesures concrètes pour faciliter l’accélération des projets économiques et énergétiques et pour optimiser le fonctionnement du gouvernement, notamment en réduisant les délais de délivrance des permis et des autorisations. En novembre, le gouvernement a publié le point sur la situation économique pour l’automne. Il a évoqué ses efforts visant à gérer la croissance lente tout en tirant parti d’opportunités dans les domaines de la défense, des minéraux essentiels et des technologies propres. Le gouvernement entend simplifier les procédures bureaucratiques pour accélérer les projets, augmenter la production d’Hydro-Québec, stimuler des secteurs stratégiques tels que l’aérospatiale et l’intelligence artificielle, et faire du Québec la plaque tournante de l’Amérique du Nord pour le traitement et l’extraction des minerais.
Le gouvernement du Québec a lancé un processus de consultation pour revoir son objectif de réduction des émissions de GES pour 2030, fixé à 37,5 % au-dessous des niveaux de 1990, et son objectif de carboneutralité pour 2050. L’ACC a préparé une soumission écrite et s’est présentée devant une commission parlementaire le 27 novembre. Notre message principal était celui du statu quo (c’est-à-dire le maintien des objectifs existants) et nous avons également souligné l’importance cruciale des mesures visant à aider les grands émetteurs à réduire leurs émissions et des mesures visant à renforcer l’économie et à attirer des investissements dans la province. La vidéo de l’audience peut être visionnée ici.
Le gouvernement continue de soutenir le plan d’action de notre industrie vers un béton à émission nette zéro, mais a des doutes quant à sa mise en œuvre. Sous la pression de la population en rapport avec la crise climatique, le gouvernement Legault souhaite voir des réductions d’émissions à court et à long terme. À cette fin, nous avons aidé les membres de l’ACC à comprendre et à accéder aux programmes de financement disponibles, et nous avons également organisé des réunions entre des entreprises de ciment, de hauts fonctionnaires et des représentants politiques. L’ACC s’est également adressée à quelques hauts fonctionnaires pour simplifier les processus d’autorisation de l’utilisation de carburants à faible teneur en carbone dans les fours à ciment.
La collaboration avec les partenaires est restée une priorité pour l’ACC en 2025. En tant que membre du conseil d’administration du CPEQ (Conseil Patronal de l’Environnement du Québec), nous jouons un rôle actif au sein de ses comités, ce qui nous a permis de discuter des programmes et politiques gouvernementaux avec d’autres secteurs de l’industrie, de déterminer quelles sont les préoccupations communes et d’élaborer des stratégies conjointes, lorsque cela était approprié, dans le cadre de nombreuses rencontres et opportunités de travail tout au long de l’année. L’ACC a également eu la possibilité de discuter avec Benoit Charette, alors ministre de l’Environnement, de la Lutte contre les changements climatiques, de la Faune et des Parcs, lors d’un dîner organisé par le CPEQ.
En 2025, l’ACC et les entreprises membres ont également continué à participer au comité mixte avec le ministère de l’Environnement, de la Lutte contre les changements climatiques, de la Faune et des Parcs. Ce comité formel offre une occasion unique aux représentants du secteur du ciment de rester au fait des activités du ministère touchant notre secteur, de poser des questions à cet égard et d’exprimer leurs préoccupations éventuelles.
En plus de leur travail sur le plan d’action Béton Zéro, l’ACC et ses membres ont collaboré avec des représentants du gouvernement dans de nombreux domaines, dont le programme de plafonnement et d’échange, le processus lié aux autorisations environnementales et le recours aux matériaux cimentaires supplémentaires (MCS).
En 2024, le gouvernement du Québec avait publié un avis indiquant son intention de modifier le Règlement concernant le système de plafonnement et d’échange de droits d’émission de gaz à effet de serre (RSPEDE). Compte tenu de l’incertitude économique qui a perturbé l’économie québécoise en 2025, le gouvernement a décidé de reporter les modifications, qui devraient maintenant être publiées au début de l’année 2026. Ces modifications entraîneront probablement une réduction progressive de la limite d’utilisation des crédits compensatoires, une transformation de la composante crédit compensatoire en un mécanisme d’achat de réduction à compter de 2031, et un ajustement à la hausse des prix de réserve pour servir de mécanisme de plafonnement des prix. Étant donné que ces modifications pourraient avoir un effet considérable sur les cimenteries, les responsables de l’ACC analyseront le projet de règlement dès sa publication et travailleront avec les membres pour défendre et protéger les intérêts de notre industrie.
Étant donné que le gouvernement a déclaré qu’il s’était fixé la priorité d’accélérer la délivrance des permis et des autorisations, l’ACC et ses membres ont rencontré des représentants du ministère de l’Environnement, de la Lutte contre les changements climatiques, de la Faune et des Parcs (MELCCFP) en octobre pour discuter des processus d’autorisation liés à l’utilisation de carburants à faible teneur en carbone et de nouveaux matériaux cimentaires supplémentaires (MCS) dans les cimenteries. Nous poursuivrons ces discussions dans les mois à venir.
Des représentants de l’ACC et des trois entreprises membres exerçant leur activité au Québec ont rencontré des fonctionnaires du ministère des Transports (MTQ) le 25 septembre pour discuter du protocole et des exigences en matière d’essais liés à l’utilisation des MCS. En ce qui concerne l’utilisation de nouvelles sources de MCS, les producteurs de ciment estiment que le ministère pourrait simplifier les exigences établies en matière d’essais tout en garantissant le même niveau de transparence et d’adéquation technique. Une proposition écrite a été préparée et présentée au ministère.
Une partie importante de nos activités consiste à promouvoir la durabilité et la pérennité des infrastructures en béton. Nous utilisons pour ce faire notre plan d’action industriel vers un béton à émission nette zéro en 2050 et nous communiquons avec les représentants du gouvernement pour leur expliquer l’importance de notre secteur pour l’économie et pour la réalisation des objectifs de réduction des GES du Québec
Nous avons cherché à renforcer la collaboration avec nos alliés en 2025, en faisant un effort délibéré pour parler d’une seule voix. Nous avons eu le plaisir de participer à de nombreux événements tout au long de l’année, notamment :
L’ACC continue de travailler avec l’Atlantic Concrete Association (ACA) et ses membres concernant les besoins régionaux et les messages à transmettre aux gouvernements, aux clients et aux parties prenantes afin de faire progresser l’industrie dans le Canada atlantique. Nous avons été heureux de renforcer notre collaboration avec l’ACA en 2025. Au début de l’année, nous avons soutenu l’ACA lors de son assemblée générale annuelle qui s’est tenue en même temps que World of Concrete. L’ACC a présenté l’état actuel du plan Béton Zéro et les fiches d’information et infographies élaborées par le Conseil canadien du béton mettant en évidence les intersections, les rues municipales, les autoroutes provinciales et le pavage en béton.
À l’automne, nous avons eu l’occasion de participer au tournoi de golf annuel de l’ACA et de fournir des informations sur le programme d’innovation en matière de ciment et de béton de l’ACC. Ce programme, qui est en cours d’élaboration, a pour objectif d’accroître le niveau d’acceptation et d’adoption du ciment et du béton à faible teneur en carbone. Il propose des outils d’approvisionnement en produits à faible teneur en carbone, des études de cas, ainsi que des activités de recherche et de développement.
Nous sommes impatients de continuer à renforcer nos relations avec l’ACA en 2026 et de collaborer avec elle sur nos objectifs et initiatives communs.
L’ACC a lancé cette année une nouvelle image de marque moderne. Le logo principal a été légèrement révisé et sa palette de couleurs primaires et secondaires est entièrement nouvelle. Cette nouvelle image de marque nous permettra de nous démarquer plus efficacement et nous aidera à produire nos supports de communication et de marketing avec plus de flexibilité. La nouvelle image de marque a été lancée en octobre et continuera à être déployée sur l’ensemble de nos supports.
L’ACC a poursuivi ses essais sur les réseaux sociaux en publiant des contenus plus intéressants et plus amusants, non seulement pour divertir notre public de spécialistes, mais aussi pour toucher le grand public. Nous avons généré près de 200 000 impressions sur LinkedIn, avec plus de 11 000 clics. Nos contenus ont suscité de nombreuses réactions, avec une augmentation de 141 % des commentaires par rapport à 2024. Nous avons également constaté une croissance régulière sur Instagram et Facebook, avec une augmentation de 189 % des impressions et de 60 % des interactions sur Instagram, et une augmentation de 54 % de nouveaux abonnés sur Facebook. Nous avons également travaillé progressivement à accroître notre présence sur YouTube, avec plus de 7 000 vues en 2025, soit six fois plus que l’année précédente.
L’ACC Monthly a enregistré un taux d’ouverture des courriels de 55 %, ce qui représente une augmentation de 21 % par rapport à 2024 et est un taux de loin supérieur à la moyenne de l’industrie manufacturière, qui est de 32 %. Nous étudions actuellement les moyens d’accroître notre portée par courriel, notamment en envoyant davantage de courriels au grand public et aux personnes qui ne sont pas membres de l’ACC.
Le site Web de l’ACC a dépassé les 200 000 pages vues au cours de l’année écoulée, avec plus de 100 000 visiteurs uniques. Outre notre page d’accueil, les pages les plus consultées sont le balado « Speaking Concretely », le « Concrete Design Handbook » et notre « plan d’action Béton Zéro ».
En plus d’être très performant, notre site Web a été entièrement repensé et de nouveau lancé en décembre après l’incorporation de notre nouvelle image de marque moderne. Le nouveau site Web nous permettra d’améliorer le contenu de manière plus flexible et facilitera la recherche pour notre public.
L’ACC a continué à publier des épisodes mensuels de son balado populaire intitulé « Speaking Concretely ». Ce format s’est avéré un moyen efficace d’élargir notre audience, de donner une tribune à nos membres et de mieux défendre le secteur. Parmi les invités de marque de cette année, citons l’Association mondiale du ciment et du béton, l’Association canadienne de la construction, Carbon Upcycling et bien d’autres encore.
L’ACC a mené un sondage approfondi et déterminant sur la perception du secteur. Ce sondage, auquel ont répondu plus de 3 000 personnes du grand public et près de 200 professionnels du secteur, a fourni des informations extrêmement importantes sur la façon dont notre secteur est perçu et sur la manière dont nos messages sont reçus. Nous nous appuierons sur les résultats de ce sondage pour orienter nos efforts de communication et accroître notre visibilité.
Cette année, pour notre équipe, l’un des éléments clés du marketing a été le lancement de notre série de vidéos axées sur les membres. La première vidéo de cette série a été lancée à la fin du mois de novembre et présente notre membre Votorantim Cimentos. Ces vidéos mettent en lumière les acteurs de notre secteur et le rôle essentiel que nous jouons dans l’économie canadienne.
Le programme d’information commerciale continue d’évoluer et de renforcer l’ensemble de ses capacités. Cette année, la prévision du printemps a été élaborée en collaboration avec les équipes d’information commerciale des membres, ce qui a permis d’harmoniser nos efforts et d’échanger des connaissances avec l’ensemble du secteur. Oxford Economics a commandité une prévision d’automne plus tard dans l’année afin d’obtenir une validation externe indépendante des résultats du printemps. Les prévisions d’automne fournissent une analyse complète de l’industrie du bâtiment par secteur et par région, offrant aux membres des perspectives plus approfondies et plus fiables.
Une composante du rôle de l’ACC consiste à informer les propriétaires publics/privés, les consultants en ingénierie/architecture et les entrepreneurs des nombreux avantages des produits à base de ciment et de béton utilisés dans les applications d’infrastructure, ainsi qu’à leur expliquer en quoi consiste le plan d’action Béton Zéro. Pour faciliter ce processus, nous avons mis à jour notre document de synthèse technique du PLC et nous avons organisé à plusieurs webinaires et séminaires et y avons participé. Voici quelques points saillants de certaines des activités d’éducation et de formation que nous avons menées :
L’ACC assure le secrétariat du comité technique de l’ACC pour l’Ontario, qui a tenu quatre réunions en 2025. La fonction principale de ce groupe est de discuter des questions techniques relatives aux industries du ciment et du béton de l’Ontario et d’assurer la liaison avec le ministère des Transports et les municipalités de l’Ontario pour tout ce qui a trait aux spécifications, aux certifications et aux essais. D’autres sujets traités sont le marketing et la promotion, la liaison avec le comité de liaison pour le béton de l’OGRA, la liaison avec Concrete Ontario et les besoins de l’industrie en matière de recherche. Les principales réalisations du comité en 2025 ont été les suivantes :
En tant que représentant de l’industrie du ciment et du béton, le personnel de l’ACC fait la promotion des nombreux avantages offerts par les chaussées en béton, des solutions routières à base de ciment et de l’utilisation du CPL auprès d’un certain nombre d’organisations et de comités techniques, notamment les comités de l’Association des transports du Canada (ATC), le sous-comité technique des structures de l’Ontario Road Builders Association (ORBA) et du ministère des Transports de l’Ontario, Concrete Ontario/le comité de liaison du ministère des Transports de l’Ontario, le comité de liaison du béton dans les municipalités de Good Roads, le comité technique du béton de l’Ontario, le comité de la durabilité du béton de l’Ontario, le Canadian Airfield Pavement Technical Group (CAPTG), les comités de l’American Concrete Institute (ACI) et le comité technique du CNRC pour les lignes directrices d’ACV des infrastructures – Routes, points et transport en commun.
Certains des principaux résultats obtenus grâce à notre participation à ces comités sont énumérés ci-dessous :
Un autre rôle clé de l’équipe technique de l’ACC consiste à répondre aux nombreuses demandes techniques émanant d’organismes gouvernementaux, de consultants et d’entrepreneurs sur les solutions de chaussées en béton et en ciment. À cet égard, l’ACC fournit des documents à jour et pertinents sur les analyses de coût de cycle de vie et les analyses de cycle de vie, le ciment ACV, le béton à faible teneur en carbone, la réparation des chaussées en béton et les examens de spécifications. L’assistance à la conception des chaussées en béton classique et en béton compacté au rouleau (BCR) est également une autre fonction importante de l’équipe technique, car elle contribue à garantir l’équivalence entre les conceptions en béton et les conceptions en asphalte comparées. Voici quelques réalisations clés de 2025 :
L’ACC a recherché et poursuivi de manière proactive de nombreuses pistes de recherche en 2025. En voici quelques-unes :
Les codes et les normes sont une partie essentielle du mandat de l’ACC, qui est de servir les intérêts de ses membres. Notre savoir-faire technique nous aide à effectuer notre travail de plaidoyer auprès du gouvernement et constitue la base de notre part de marché dans l’industrie. L’objectif des travaux sur les codes et les normes est d’aider l’industrie à tenir son engagement en faveur du béton carboneutre d’ici 2050. Les tâches prioritaires relevant de notre plan d’action ont été établies à court terme jusqu’en 2030.
Les principales activités menées par l’ACC en 2025 en rapport avec les codes et les normes sont résumées ici :
CSA A231.1/231.2 – Éléments de pavage en béton préfabriqué – Mick Prieur a assisté à la réunion de lancement visant à consolider la caractéristique technique en une caractéristique technique des matériaux ressemblant davantage à la CSA A23.1/2. La caractéristique technique supprime les lignes directrices en matière de conception. L’ACC sera un membre ayant droit de vote de ce comité.
CSA A23.3 – Atelier sur la conception fondée sur la performance – Mick a assisté à l’atelier sur la conception fondée sur la performance de la norme A23.3, au cours duquel le groupe a réfléchi aux difficultés qui font obstacle à une véritable conception fondée sur la performance. Les principaux obstacles sont le manque de formation à l’optimisation des éléments en béton dans les bâtiments et les méthodologies d’examen des éléments de construction lorsqu’ils sont optimisés. Il a été souligné qu’il est nécessaire d’intégrer une nouvelle formulation dans le Code national du bâtiment pour adopter des normes de performance.
CSA A23.3 – Conception en béton armé – Mick a assisté à trois jours de réunions du comité pour discuter du résumé de chaque clause et des prochaines étapes que le comité devra suivre en vue de la publication d’une nouvelle norme mise à jour en 2029. L’ACC demeure un membre ayant droit de vote de ce comité.
CSA S6 – Code canadien sur le calcul des ponts routiers – Mick a assisté à deux jours de réunions du comité pour discuter des efforts des groupes de travail en vue de la prochaine mise à jour en 2029.
La 5e édition du Concrete Design Handbook a été publiée en 2025. Cet ouvrage intègre les nouvelles exigences et les caractéristiques techniques révisées des normes CSA sur les matériaux de ciment et de béton et de la norme CSA sur la conception en béton incluse dans le CNB 2020 qui a été publié en 2024. Il fait également référence à l’édition 2019 de la norme CSA A23.3.
La version en français de la 9e édition de l’ouvrage Dosage et contrôle des mélanges de béton (EB101) a été publiée en 2025. Cette édition comprend des mises à jour sur le PLC, la durabilité, la pyrrhotite agrégée et l’UHPC. Cette publication constitue le principal texte pédagogique de l’ACC.
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