Adam Auer, président et chef de la direction de l’Association Canadienne du Ciment
Chers membres du conseil d’administration et collègues,
Bienvenue à la version modernisée de notre bilan de l’année! Nous utilisons désormais une plateforme Web pour présenter plus efficacement nos réalisations. Ce format offre davantage de flexibilité, éliminant les limites au niveau du texte, des images et de la mise en page. Nous pouvons maintenant inclure des infographies et des vidéos dynamiques, améliorer l’accessibilité et, en fin de compte, optimiser l’expérience utilisateur. Une version téléchargeable en texte seulement est également disponible, si vous le préférez.
Ce changement n’est qu’un exemple parmi d’autres de ce que fait l’ACC pour moderniser ses outils de communication (continuer la lecture pour en savoir plus). Il s’inscrit dans la modernisation globale de notre approche de collaboration avec le gouvernement, les alliés et d’autres parties prenantes pour soutenir notre industrie, en particulier dans le cadre de notre transition vers la carboneutralité. Le contexte qui est le nôtre évolue constamment. De ce fait, nous devons continuellement évaluer les nouvelles réalités et nous y adapter pour rester efficaces.
L’année 2023 a été une étape importante pour notre industrie avec la publication de notre plan d’action Béton Zéro, qui reste l’une des feuilles de route les plus solides, transparentes et collaboratives dans tous les secteurs. En revanche, l’année 2024 a vu une étape plus difficile, à savoir la mise en œuvre de notre plan d’action en vue de concrétiser les opportunités et les engagements énoncés dans notre plan d’action en investissements et résultats tangibles.
Nous avons pris un départ formidable. En 2024, l’ACC a réorienté ses engagements auprès des élus, des fonctionnaires et de ses parties prenantes internes et externes. Nous avons adopté une approche plus rigoureuse afin de pouvoir mesurer les progrès réalisés par rapport à notre plan stratégique et notre plan d’action Béton Zéro, et je suis extrêmement fier de nos réalisations.
Nous avons joué un rôle crucial en aidant nos membres et nos alliés à attirer des financements, avec notamment plus de 2 milliards de dollars pour des projets de décarbonisation à travers tout un éventail de stratégies technologiques, du captage du carbone aux carburants en faible teneur en carbone, en passant par les ciments mélangés. Ces projets sont un excellent départ pour atteindre notre objectif de réduction de 40 % de nos émissions d’ici 2030, par rapport à 2020.
Nous avons réalisé des progrès substantiels dans le développement et la mise en œuvre de notre taxonomie de comptabilité carbone, qui sont un effort ciblé visant à améliorer la transparence de la comptabilité carbone pour faciliter la création d’outils de prise de décision « prêts à être commercialisés ». Il est indispensable de mettre en place un cadre de comptabilité carbone robuste pour que les marchés soient en mesure de permettre aux producteurs de ciment et de béton de concilier les principes de la décarbonation avec les exigences de la compétitivité et de la rentabilité.
S’appuyant sur les déclarations environnementales de produits (DEP) régionales publiées l’année dernière par les producteurs canadiens de ciment et de béton, qui constituent une grande première dans l’industrie, les initiatives d’approvisionnement à faibles émissions de carbone ont également fait des progrès importants cette année avec l’entrée en vigueur de la norme sur le carbone intrinsèque en construction du Conseil du Trésor du Canada (qui ne s’applique actuellement qu’aux produits du béton). Nous disposons désormais des éléments nécessaires pour mettre en œuvre une politique de demande fonctionnelle qui, en 2025, jouera un rôle clé pour amplifier notre travail auprès des législateurs et des acteurs du marché pour les aider à comprendre, normaliser et étendre les demandes d’innovations en matière de béton à faible émission de carbone. Restez à l’écoute pour recevoir des annonces passionnantes dans cet espace en début d’année 2025!
« Nous avons joué un rôle crucial en aidant nos membres et nos alliés à attirer des financements, avec notamment plus de 2 milliards de dollars pour des projets de décarbonisation à travers tout un éventail de stratégies technologiques, du captage du carbone aux carburants à faible teneur en carbone, en passant par les ciments mélangés. »
Bien entendu, nous avons continué à investir pour entretenir des relations positives avec des représentants de tous les niveaux du gouvernement, nos alliés, les leaders du secteur du bâtiment et les organisations environnementales, entre autres. Je suis tout particulièrement reconnaissant envers nos alliés pour le soutien qu’ils nous ont apporté, tant de manière bilatérale que dans le cadre de nos efforts collectifs sous la bannière du Conseil canadien du béton. Quelques grandes réalisations peuvent être citées, notamment la publication du guide de base pour la carboneutralité et la déclaration de politique sur le ciment et le béton, l’élaboration des premiers éléments d’un programme de certification Béton Zéro offrant des ressources de formation partagées, et le travail préliminaire réalisé pour mener un sondage de perception du marché régionalisée à l’échelle de l’industrie en 2025. J’ai également été ravi d’apprendre que Glen Furtado, qui travaille chez nous, a été élu pour siéger à plusieurs conseils et comités d’alliés, ce qui renforcera nos capacités en matière d’alignement et de collaboration. Je m’engage à tout faire pour pérenniser cette tendance positive, pour maximiser nos capacités combinées et pour offrir une plus grande valeur à tous nos membres. Tout aussi important, nous avons poursuivi notre travail en étroite collaboration avec nos collègues de la Global Cement and Concrete Association (GCCA) ainsi qu’avec notre homologue américain, la Portland Cement Association (PCA). Les progrès réalisés par le Canada s’avèrent précieux dans le contexte mondial actuel, alors que nous continuons d’apprendre et de bénéficier des efforts de nos collègues partout dans le monde.
Les progrès que nous avons réalisés en 2024 ont été possibles grâce aux changements importants apportés à la structure organisationnelle de l’ACC. Ces changements ont été mis en œuvre pour aider notre équipe à exécuter notre plan stratégique dans un environnement politique, économique et stratégique très dynamique. La nouvelle structure se compose de trois divisions, chacune étant dirigée par un vice-président : division de décarbonisation industrielle et durabilité, dirigée par Sarah Petrevan, division de construction et d’innovation, dirigée par Rob Cooney, que nous avons recruté auprès du Conseil national de recherches en juin, et division d’affaires publiques, dirigée par Martha Murray. Deya Moran, qui a obtenu des résultats exceptionnels dans son travail de supervision des finances et d’administration de l’ACC, a été promue au poste de vice-présidente des opérations de l’ACC.
Je suis reconnaissant envers le Conseil d’administration pour son soutien indéfectible et la confiance qu’il nous a témoignée tout au long de cette transition, notamment du fait qu’il a approuvé la création de trois nouveaux postes visant à renforcer nos capacités. Je tiens en particulier à exprimer ma plus profonde gratitude à mon président, David Redfern, dont les conseils et le mentorat ont joué un rôle déterminant pour notre réussite.
La composition de notre conseil d’administration a également vu quelques changements avec le départ à la retraite de Filiberto Ruiz (St Marys) et d’Alex Carr (Heidelberg East). Nous leur adressons nos plus sincères remerciements pour leur service de longue date et les contributions importantes qu’ils ont apportées à l’industrie. À leur place, nous accueillons Jorge Wagner (St Marys) et Matteo Rozzanigo (Heidelberg East) qui, en 2024, ont déjà insufflé à notre programme collectif une énergie et un dynamisme nouveaux. Je suis également ravi d’accueillir un nouveau membre au sein de notre Association. Béton Provincial, dirigé par André Bélanger, a fait l’acquisition de la cimenterie de Joliette et l’exploite sous la bannière Ciment Saint-Laurent. Je suis très heureux qu’il ait décidé de rejoindre l’ACC. Le succès impressionnant de Béton Provincial dans le monde du béton va certainement promouvoir la production de ciment, ce qui profitera sans aucun doute à nos initiatives collectives.
Chaque membre de l’équipe a contribué à nos réussites en 2024. Bien entendu, je pourrais évoquer les réalisations de chacun d’entre eux, mais je souhaite profiter de cette occasion pour présenter le travail exceptionnel de Sarah Petrevan. En 2024, elle a reçu le prix Emerging Leader in CCUS de Carbon Capture Canada. En reconnaissance de sa contribution à l’élaboration de politiques d’approvisionnement à faibles émissions de carbone, elle a également reçu le prix du champion du bâtiment durable du Conseil du bâtiment durable du Canada. Sarah a la distinction d’être la première personne qui n’est pas un professionnel du secteur du bâtiment (ingénieur, architecte, etc.) et, de surcroît, la première personne travaillant pour une association industrielle, à remporter ce prix.
Je tiens également à souligner le travail fabuleux de notre équipe de communication composée de Dan Valin et de Derrick Simpson. Nous innovons avec notre balado à succès, « Speaking Concretely », que j’ai l’honneur d’animer. Il a recueilli plus de 100 000 auditeurs uniques! Notre présence sur les réseaux sociaux a également augmenté et évolué de manière substantielle en 2024, avec un contenu plus engageant, des thèmes diversifiés et un ton nouveau. Loin de nous contenter d’aspirer à être des leaders, nous cherchons à définir ce que signifie le leadership. Et nous trouvons notre voix!
Jusqu’en 2023, notre priorité en tant que leader concernait notre message et notre plan d’action en matière de carboneutralité, ce qui nous a permis d’établir la norme en matière de leadership pour la décarbonisation industrielle. Cependant, un véritable leader est dynamique et adaptable, il apprend et évolue à mesure qu’il s’efforce d’avoir un impact sur le monde qui l’entoure. En 2024, notre direction a entamé une phase de changement transformateur. Sans porter atteinte à l’aspect lié à la durabilité, nous avons commencé à repenser les messages que nous diffusons sur la valeur de notre secteur pour la société, avec une confiance renouvelée et une utilisation plus efficace des outils numériques.
Ce changement de ton et de contenu est opportun et avant-gardiste, car il est en phase avec les préoccupations urgentes du public liées au coût de la vie, à l’accessibilité au logement et à la stabilité de l’emploi. Alors que de plus en plus de personnes se lassent d’entendre encore et encore les mêmes messages sur le climat, cette évolution offre une occasion unique à notre secteur de rester un leader d’avant-garde en intégrant les enjeux du climat et de la durabilité aux problèmes socio-économiques globaux auxquels sont confrontés le Canada et le reste du monde.
Nous pouvons désormais clairement expliquer en quoi le chemin vers la décarbonisation constitue également un modèle d’innovation et de productivité. Avec des conditions appropriées, la décarbonisation peut attirer des investissements importants, générer des emplois de qualité et élargir les marchés d’exportation, tout en offrant de véritables solutions au problème de la disponibilité de logements et d’infrastructures durables, abordables et résilients. Cette approche nous permet de démontrer que l’action climatique, loin d’être une action isolée, est une source dynamique de progrès socio-économique. En faisant ce lien entre la durabilité et les besoins urgents de la vie quotidienne, nous nous positionnons non seulement comme des leaders de l’action climatique, mais aussi comme des partenaires dans la création d’un avenir résilient, prospère et inclusif.
En pensant à l’année à venir, nous pouvons certainement affirmer que nous vivons une époque intéressante, une époque dont les possibilités et les épreuves témoignent des bouleversements et de l’incertitude qui la traversent. Parmi les défis actuels, on peut citer l’impact imprévisible qu’aura la présidence de Donald Trump, avec en particulier ses menaces d’imposition de droits de douane sur les produits canadiens. Le Canada étant un pays dépendant du commerce, ces droits de douane pourraient déstabiliser des secteurs clés et des industries qui, pour prospérer, doivent disposer d’un accès ouvert et prévisible aux marchés des États-Unis. La rhétorique et les politiques de Trump sèment l’incertitude dans des relations commerciales établies de longue date, obligeant les entreprises et les législateurs à se préparer à des perturbations.
Bien entendu, le Canada lui-même est confronté à des incertitudes politiques. Avec la démission du premier ministre Justin Trudeau et l’élection d’un nouveau gouvernement conservateur qui aura probablement lieu dans les mois à venir, l’orientation politique du pays est sur le point de changer. Cette transition entraîne naturellement une certaine instabilité, car les entreprises et les investisseurs spéculent sur les changements à prévoir au niveau de la fiscalité, du commerce et de la politique environnementale, ainsi qu’au niveau des dépenses publiques. Cette incertitude aggrave les fragilités existantes de notre environnement économique où les investissements dans le logement et les infrastructures peinent à se remettre de l’impact de l’inflation et de la hausse des taux d’intérêt. Si les États-Unis imposent effectivement les droits de douane annoncés et que l’incertitude politique persiste, les difficultés rencontrées sur le marché pourraient empirer, ce qui aurait pour effet de retarder des investissements essentiels et d’exercer une pression accrue sur une économie qui tente actuellement de se restructurer. Face à ces difficultés multiples, il est plus vital que jamais d’apprendre à s’adapter et de faire preuve de résilience. Il est certain que, dans un tel environnement, la capacité de l’ACC à réagir efficacement au changement sera mise à l’épreuve.
Entouré d’une équipe extrêmement compétente et engagée, d’un conseil d’administration fort et uni, ainsi que d’alliés solidaires, j’accueille l’année 2025 à bras ouverts et je suis pleinement convaincu que nous continuerons à relever les défis, à saisir les opportunités et à réaliser des progrès significatifs vers nos objectifs communs pour avoir un impact et trouver des innovations dans tout ce que nous faisons.
Merci pour votre soutien indéfectible et votre collaboration. Je vous souhaite une année 2025 heureuse, saine et prospère.
Adam Auer
Président et chef de la direction
Association Canadienne du Ciment
En 2024, grâce à Béton Zéro : Plan d’action net zéro de l’industrie canadienne du ciment et du béton, un plan de référence dans l’industrie, l’ACC a voulu réaliser les changements nécessaires pour nous permettre d’atteindre nos objectifs de réduction des émissions tout en maximisant notre compétitivité. Notre équipe de décarbonisation industrielle s’est concentrée sur des aspects essentiels tels que la comptabilité carbone, les achats et les investissements publics, prouvant une fois de plus que nous sommes une voix influente et prépondérante. En 2024, nous avons également mis à jour les données nécessaires à notre plan d’action industriel, et nous devrions publier une version actualisée en 2025.
Au cours de l’année écoulée, l’un des principaux objectifs de l’ACC a été d’aider nos membres à accéder aux investissements publics dans des projets d’investissement axés sur la décarbonisation. Nous avons joué un rôle crucial en aidant nos membres et nos alliés à attirer des financements, avec notamment plus de 2 milliards de dollars pour des projets de décarbonisation à travers tout un éventail de stratégies technologiques, du captage du carbone aux carburants à faible teneur en en carbone, en passant par les ciments mélangés. Nous avons également continué à participer à la conception et à l’avancement d’importants outils d’investissement tels que le Fonds de croissance du Canada, les crédits d’impôt à l’investissement fédéraux, le Fonds d’innovation stratégique, les programmes provinciaux de développement économique, et bien d’autres encore.
L’application des politiques de décarbonisation a également été une priorité en 2024, puisque nous avons activement représenté notre industrie dans de nombreuses consultations gouvernementales, notamment dans le cadre de l’élaboration de la législation visant à réaliser des projets de CUSC en Ontario, de la stratégie ontarienne renouvelée relative à d’hydrogène, des crédits d’impôt à l’investissement du gouvernement fédéral et des commentaires sur les pouvoirs accordés au Bureau de la concurrence du Canada pour enquêter et lutter contre l’écoblanchiment.
Cette année, l’Ontario a réalisé des progrès notables dans la promotion des projets de CUSC dans la province. Grâce à un plaidoyer efficace, nous avons pu garantir que les fonds d’investissement fédéraux proposés pour soutenir les actions de CUSC seront applicables aux projets de l’Ontario et que des systèmes de stockage viable du carbone seront bientôt accessibles. Les projets de CUSC sont complexes tant d’un point de vue technique que financier, et l’ACC continuera de faire pression sur les autorités provinciales pour que les politiques conçues répondent aux besoins de l’industrie du ciment.
L’année 2024 a également été marquée par l’attention continue portée à la tarification du carbone et aux politiques connexes. De plus en plus, l’ACC est perçue comme le leader industriel pragmatique dans cette conversation. En effet, elle communique régulièrement avec les médias et effectue de nombreuses présentations lors de conférences et de panels sur la valeur des systèmes de tarification et leur impact sur l’investissement et la compétitivité, les possibilités d’améliorer la tarification du carbone au Canada et le rôle des mécanismes d’ajustement aux frontières. Nous avons également été invités à collaborer avec la Commission sur la compétitivité du carbone pour l’aider à mieux comprendre les problèmes de compétitivité auxquels est confrontée l’industrie du ciment.
En Ontario, moins de 10 % des granulats usagés sont recyclés et le reste est envoyé dans des décharges. L’utilisation de granulats recyclés localement permet de réduire les coûts, car les matériaux sont obtenus plus près du marché et la durée de vie des fosses et des carrières existantes est prolongée. L’augmentation de l’utilisation de granulats recyclés non seulement favorise la création d’emplois, mais contribue également à l’accessibilité des tarifs, ce qui est propice au développement de logements et d’infrastructures dans la province.
En 2025, l’ACC collaborera avec ses membres et partenaires pour élaborer un protocole d’assurance qualité/contrôle qualité (AQ/CQ) pour les granulats recyclés. Un protocole industriel volontaire et robuste garantit la cohérence, la fiabilité et la conformité des granulats recyclés par rapport aux normes de l’industrie (OPSS.MUNI 1010) tout en renforçant la confiance des utilisateurs dans la qualité des granulats recyclés pour les applications prévues.
Le protocole AQ/CQ viendrait s’ajouter au plaidoyer continu réalisé dans l’industrie par la Toronto and Area Road Builders Association (TARBA) et d’autres partenaires du secteur du bâtiment et de la construction, notamment dans les domaines suivants :
L’ACC a élaboré une taxonomie de comptabilité carbone avec les conseils et le soutien du conseil d’administration. L’objectif de la taxonomie est de guider l’élaboration d’un cadre transparent, robuste et rigoureux pour la comptabilisation du carbone afin de permettre à l’industrie du ciment et du béton d’atteindre les objectifs ambitieux définis dans notre plan d’action Béton Zéro. Nos besoins sont catégorisés en quatre piliers distincts mais interdépendants :
En 2024, des progrès clés ont été réalisés dans la réalisation des objectifs de la taxonomie :
Règle de catégorie de produit de ciment : L’ACC a travaillé avec ses membres pour demander des règles plus strictes concernant les données autorisées, l’inclusion du captage, de l’utilisation et du stockage du carbone dans les limites du système, et des mécanismes qui déclencheraient une mise à jour/révision de la règle de catégorie de produit plus souvent que tous les 5 ans, ce qui était la période utilisée jusqu’à présent. Ces changements constituent une étape clé pour la préparation et à la création de DEP véritablement comparables et « prêtes à être commercialisées ». Grâce au leadership de l’ACC lors des négociations pour la règle de catégorie de produit de ciment, nos employés ont également été sollicités pour travailler à de futures règles de catégorie de produit, notamment pour les produits de maçonnerie en béton et les produits de pavage en béton segmentaire.
Parallèlement, l’ACC a obtenu jusqu’à 360 000 $ de financement de la part du Conseil national de recherches pour poursuivre son travail visant à soutenir l’élaboration de DEP prêtes à être commercialisées grâce à de meilleurs protocoles de données. Lors de la première phase de ce projet, une évaluation de base de toutes les DEP spécifiques aux installations de ciment des membres a été réalisée. Elle a révélé qu’il existe souvent des différences significatives dans la manière dont les membres et l’industrie en général considèrent les DEP, ce qui entraîne de grandes variations dans les valeurs déclarées du potentiel de réchauffement planétaire (PRP). La deuxième phase débutera en 2025, après la publication du projet de règles de catégorie de produit (Product Category Rules, PCR) pour le ciment. Elle aura pour priorité la définition d’un ensemble d’hypothèses, l’interprétation de la PCR par les membres de l’ACC et son application dans les DEP.
Outils de développement de marché : En 2024, nous avons fait progresser les principes de l’industrie pour guider les membres et le marché dans leurs efforts visant à défendre la rentabilité des projets de décarbonisation et des produits de ciment et de béton à faible teneur en carbone. Dans un environnement politique qui évolue rapidement et souffre notamment de l’instabilité des tarifs du carbone, des incertitudes liées au financement de l’action climatique et de modifications de la Loi sur la concurrence, entre autres, nous avons confié à Lisa DeMarco, une avocate de renommée mondiale dans les domaines de la durabilité et du climat, une étude pour guider nos futurs travaux sur le développement du marché au regard des lois, des normes et des pratiques exemplaires actuelles et émergentes.
Adam Auer intervenant lors de la conférence Avantage carboneutralité de l’Institut climatique du Canada à Ottawa.
En 2022, nous avons publié la feuille de route vers un béton carboneutre préparée conjointement par Innovation, Sciences et Développement économique Canada et l’ACC. En 2023, nous l’avons faire suivre de la publication de notre plan d’action industrielle Béton Zéro.
Nous avons réalisé des progrès substantiels dans l’exécution de la feuille de route avec ISDE, avec notamment l’obtention de 600 000 $ pour accompagner la mise en œuvre de notre taxonomie de comptabilité carbone et notre travail d’éducation et de mobilisation. Nous sommes également bien placés, grâce au Conseil national de recherches (CNRC), pour élaborer un programme de recherche industrielle. Ce programme appuiera les objectifs et les jalons identifiés dans la feuille de route de l’ACC/ISDE et incitera le Canada à organiser des activités de recherche dont les résultats pourront promouvoir l’initiative Breakthrough sur le ciment et le béton lancée à la COP28. Ce programme de recherche pourrait générer 2 millions de dollars supplémentaires pour accompagner les initiatives soutenues par l’industrie. L’industrie du ciment et du béton et l’ACC sont des partenaires de confiance qui collaborent avec ISDE et le CNRC, comme en témoignent maintenant les fonds obtenus pour soutenir nos actions.
ISDE s’adresse de plus en plus à l’ACC pour l’aider à mettre en œuvre l’initiative Breakthrough sur le ciment et le béton. En plus d’être souvent sollicitée pour faire des présentations portant sur des sujets tels que la tarification du carbone et l’avancement des mesures de CUSC lors de conférences internationales, l’ACC est de plus en plus appelée à aider ISDE à gérer ses relations stratégiques avec des entités internationales telles que la GCCA, l’Industrial Deep Decarbonization Initiative (IDDI), le Climate Club et d’autres encore. Nous prévoyons qu’une mise à jour de la feuille de route ISDE/ACC sera annoncée en 2025, une fois qu’un financement aura été obtenu pour plusieurs domaines prioritaires indiqués sur la feuille de route, y compris des projets de décarbonisation.
Nous continuons d’adapter notre programme de recherche pour assurer la compétitivité future de l’industrie du ciment dans une économie décarbonée.
Développement du marché : Nous avons commandé une étude visant à analyser les modalités de commercialisation et de monétisation des ciments à faible teneur en carbone et carboneutres dans le cadre des systèmes réglementés de tarification du carbone, du marché volontaire du carbone et par d’autres mécanismes, tels que le système de créances comptables (« book and claim »). Nous avons également voulu mieux comprendre et évaluer le profil de risque de l’industrie en rapport avec la commercialisation de ciments à faible teneur en carbone ou carboneutres, notamment au regard des lois plus strictes relatives à l’écoblanchiment récemment promulguées au Canada.
Définition du ciment : En ce qui concerne les marchés du carbone, nous avons lancé une étude visant à mieux comprendre le rôle des matériaux cimentaires supplémentaires (MCS) et leur impact au sein des systèmes réglementés de tarification du carbone selon la définition du ciment. Ces travaux seront essentiels dans le cadre de nos échanges avec le gouvernement fédéral en vue d’examiner le système fédéral de tarification basé sur le rendement prévu pour 2026 (les travaux débuteront en 2025). Le nouveau gouvernement qui entrera en fonction à Ottawa aura probablement une approche différente des politiques climatiques, et notre objectif restera d’harmoniser les systèmes de tarification provinciaux.
Équilibre économique robuste : En vue d’assurer le développement continu de notre plan d’action, nous avons commandé une étude économique pour prévoir la disponibilité commerciale et la viabilité économique des technologies de décarbonisation au Canada en reprenant les modèles et les hypothèses proposés dans notre plan d’action Béton Zéro.
Véhicules utilitaires lourds à zéro émission : Nous avons également commandé une étude sur la trajectoire future des véhicules utilitaires lourds à zéro émission (et en particulier des camions malaxeurs et des camions à ciment). L’étude sur les véhicules à zéro émission nette a été financée en grande partie par le gouvernement, qui a contribué environ 75 000 $ au projet. La publication du rapport est prévue en 2025.
Cette année, au mois de mai, l’ACC a eu le plaisir de nommer Rob Cooney en tant que nouveau vice-président de la construction et l’innovation. Rob est notamment chargé de créer une plateforme d’éducation et de mobilisation robuste, conçue pour réunir nos membres, nos alliés et les professionnels des achats, de l’architecture, du bâtiment et de l’ingénierie autour des objectifs de notre plan d’action Béton Zéro.
En 2024, Rob a négocié une proposition de collaboration avec le CNRC pour créer un programme de formation Béton Zéro. Après avoir accepté la proposition, le CNRC a approuvé le financement du projet à hauteur de 250 000 $. Cette initiative permettra d’élaborer et de diffuser une stratégie solide d’éducation et de mobilisation dans le cadre du développement et de la croissance du marché du ciment et du béton à faible teneur en carbone. Cette plateforme ciblera certains publics essentiels dans la chaîne de valeur décisionnelle de la construction, notamment des professionnels de l’industrie du ciment et du béton, des prescripteurs et des ingénieurs, des responsables de services achats, des architectes, des professionnels des bâtiments durables et des législateurs. En prévision du lancement de cette initiative, l’ACC a travaillé avec la CCC pour préparer un descriptif sommaire des thèmes et des modules essentiels à aborder, en s’appuyant sur un groupe consultatif pour examiner et hiérarchiser les sujets et le contenu. Le comité consultatif sera composé d’architectes, d’ingénieurs, de professionnels de l’industrie du ciment et du béton, et de constructeurs.
Alors que nous travaillons à la création de cette nouvelle plateforme, l’ACC continue de communiquer avec ses membres et ses alliés, de les éduquer et de les aider à comprendre et promouvoir la priorité stratégique globale de la carboneutralité et son impact sur le développement et la compétitivité des entreprises. Par exemple :
L’ACC a collaboré activement avec des influenceurs et des décideurs de premier plan dans la communauté des achats, de l’architecture, du conseil et de l’ingénierie (PACE). Nous avons participé aux prix du CLF Toronto 2024 en novembre en tant que parrains au niveau « or ». Certains membres de l’équipe de l’ACC ont également fait des présentations sur le plan d’action Béton Zéro devant des constructeurs, des promoteurs immobiliers, des ingénieurs et des architectes de premier plan.
L’ACC encourage activement tous les niveaux du gouvernement à adopter, dans le cadre des processus d’approvisionnement, des exigences visant à réduire le carbone intrinsèque dans le secteur du bâtiment et à accroître l’acceptation et l’adoption du ciment et du béton à faible teneur en carbone. Le gouvernement du Canada n’a pas élaboré de stratégie officielle d’achat de produits propres qui est appliquée de manière uniforme dans l’ensemble de ses activités et pour toutes ses sources de financement. Malgré l’absence d’une stratégie nationale, l’ACC a œuvré auprès du gouvernement fédéral pour que les politiques d’achat de produits propres, telles que la norme TBS, soient appliquées à d’autres domaines en son sein. Ce plaidoyer a revêtu de nombreuses formes : lettres de soutien, rencontres directes avec des responsables clés et plaidoyer à travers des filières indirectes. En juin, le Centre pour un gouvernement vert a annoncé qu’il élargissait l’application de la Stratégie pour un gouvernement vert des ministères fédéraux afin d’inclure les sociétés d’État. Cela représente une augmentation annuelle de 18,8 milliards de dollars du financement auquel s’appliqueront désormais les politiques d’achat de produits propres, y compris la norme TBS, comme l’indique la figure ci-dessous tirée du rapport de CEC intitulé « Money Talks ».
De plus, l’ACC collabore avec Logement, Infrastructure et Collectivités Canada (LICC, auparavant Infrastructure Canada) et l’encourage à intégrer les politiques d’achat de produits propres, telles que la norme TBS, dans ses programmes de subventionnement et de financement. Grâce à ce travail de plaidoyer, LICC a annoncé qu’il adoptera une approche progressive pour appliquer des mesures de divulgation et de réduction du carbone intrinsèque dans les futurs nouveaux programmes, le cas échéant, en mettant l’accent sur les grands projets ayant le plus fort potentiel de réduction des émissions, comme indiqué dans le dernier rapport de Ressources naturelles Canada intitulé « La Stratégie canadienne pour les bâtiments verts : Transformer le secteur canadien du bâtiment pour un avenir carboneutre et résilient ».
Pour soutenir notre programme d’approvisionnement et en collaboration avec Clean Energy Canada (CEC) et l’Institut Pembina, l’ACC a également contribué à des études et à des activités de plaidoyer qui soulignent l’importance d’adopter des politiques progressistes favorisant l’adoption de matériaux de construction à faible émission de carbone, c’est-à-dire des politiques d’achat de produits propres. Cette collaboration vise à combler les lacunes persistantes au niveau des connaissances sur le coût et la disponibilité des matériaux à faible teneur en carbone.
L’Institut Pembina a embauché une personne pour un poste entièrement dédié à la recherche et au plaidoyer dans le domaine de la décarbonisation de l’industrie du ciment. Cette année, en étroite collaboration avec l’ACC, Pembina a préparé plusieurs documents de recherche sur l’importance du ciment à faible teneur en carbone, y compris le rapport intitulé « The Opportunity to Lead on Clean Concrete Procurement and Performance-Based Specifications to Support the Clean Cement and Concrete Industry in British Columbia », qui a été publié en décembre. Le rapport recense précisément les bétons à faible teneur en carbone disponibles en Colombie-Britannique, explique en quoi les normes CSA existantes favorisent leur adoption et évoque les avantages liés aux spécifications axées sur la performance. Il recommande également au gouvernement de la Colombie-Britannique de mettre en œuvre une politique d’achat de produits propres en adoptant une approche semblable à celle préconisée par la norme du Conseil du Trésor du gouvernement du Canada sur le carbone intrinsèque en construction (norme TBS).
Nous avons également poursuivi notre partenariat avec Clean Prosperity, notamment en soutenant les études et les activités de plaidoyer de cette organisation en matière de tarification du carbone, et en l’aidant à créer des outils d’investissement connexes, tels que les contrats carbone sur différence. L’ACC a signé une lettre avec plusieurs autres associations industrielles, encourageant les provinces à collaborer avec le gouvernement fédéral pour renforcer et pérenniser les systèmes de tarification du carbone d’une manière qui favorise la compétitivité. Dans cette lettre, nous avons exprimé notre souhait que les systèmes de tarification soient fongibles, c’est-à-dire qu’ils permettent de transférer les crédits de conformité, tout en rappelant l’importance des mesures de protection telles que les ajustements carbone aux frontières.
Metro Vancouver élabore actuellement une politique d’approvisionnement à faible émission de carbone afin de réduire l’empreinte carbone du béton acheté par Metro Vancouver pour ses projets d’infrastructure. La nouvelle politique appuiera Metro Vancouver dans le cadre des décisions d’approvisionnement prises en rapport avec le béton et les produits du béton. L’ACC a participé activement aux panels de l’industrie, encourageant les participants à adopter des politiques d’achat de produits propres semblables à l’approche préconisée par la norme TBS.
Des efforts similaires sont en cours dans d’autres provinces et municipalités. Une partie des fonds reçus du CNRC pour notre travail d’éducation et de mobilisation sera consacrée à l’élaboration de boîtes à outils d’approvisionnement en béton à faible teneur en carbone afin de faciliter et de normaliser l’adoption de politiques d’approvisionnement en béton à faible teneur en carbone conformes à la norme TBS.
L’ACC travaille avec le CNRC pour élaborer un programme de recherche industrielle collaboratif. Le CNRC s’est engagé verbalement à fournir 2 millions de dollars à ce programme de recherche. L’ACC et le CNRC présideront le comité de pilotage chargé de superviser ce programme de recherche. Le comité de pilotage et le programme de recherche réuniront des membres des industries canadiennes du ciment et du béton et des chercheurs du CNRC pour :
En juin 2024, le projet de loi C-59 a apporté des changements importants à la Loi sur la concurrence. Ces modifications visent à améliorer la réglementation relative à l’écoblanchiment. Au début du mois de septembre, en collaboration avec McMillan LLP, l’ACC a organisé deux webinaires pour fournir aux membres et aux alliés plus de renseignements sur ces changements et sur leur impact potentiel sur nos activités.
Les installations de production de ciment continuent de déclarer leurs rejets dans l’environnement dans l’INRP, qui est géré par Environnement et Changement climatique Canada (ECCC). Un représentant de l’ACC siège au groupe de travail multipartite de l’INRP, qui conseille le gouvernement fédéral sur la mise en œuvre du programme de l’INRP. ECCC a proposé d’ajouter 131 substances perfluoroalkylées et polyfluoroalkylées (SPFA) à déclarer obligatoirement dans l’INRP à compter de l’année 2025. Toute installation qui fabrique, traite ou utilise de toute autre manière 1 kilogramme ou plus de ces SPFA à une concentration de 0,1 % en poids ou plus devra les déclarer. Le gouvernement examine actuellement les commentaires reçus pendant la période de consultation. L’ACC continuera de suivre cette initiative en 2025, car elle pourrait avoir un impact sur nos membres.
En 2024, nous avons continué de suivre d’autres initiatives politiques et réglementaires nationales et internationales qui pourraient avoir un impact sur les activités de production de ciment. Nous sommes notamment restés au fait des activités d’évaluation et de gestion des risques du gouvernement fédéral en rapport avec certaines substances spécifiques dans le cadre du plan de gestion des produits chimiques (PGPC), ainsi que des politiques sur la qualité de l’air élaborées et mises en œuvre.
En tant que voix de l’industrie du ciment et du béton sur la Colline du Parlement, l’ACC suit les tendances et les changements politiques fédéraux. En 2024, nous avons vu la cote du gouvernement libéral actuel s’effondrer, en grande partie en raison de l’impopularité du premier ministre Justin Trudeau. Bien que l’entente entre le NPD et les libéraux ait permis au gouvernement minoritaire libéral de rester au pouvoir au cours des dernières années, sans la menace d’élections, le NPD s’est soudainement retiré de l’accord cet automne, laissant le gouvernement libéral dans une position précaire. Les libéraux ont également été confrontés à des dissensions internes qui ont abouti à la démission du premier ministre.
Le Parti conservateur, dirigé par Pierre Poilievre, dispose d’une avance à deux chiffres dans les sondages et attend impatiemment les élections de 2025. Au fil du temps, il sera de plus en plus difficile pour le NPD et le Bloc québécois de soutenir le gouvernement. Pourtant, on ne sait toujours pas quand des élections fédérales auront réellement lieu.
L’ACC a donc commencé à dialoguer avec les conservateurs, reconnaissant la forte probabilité qu’ils forment le prochain gouvernement. Les conservateurs représentent un défi intéressant avec leur campagne « Supprimer la taxe », qui est largement censée viser le prix du carbone à la consommation, mais qui jusqu’à présent n’a rien précisé quant au volet industriel du mécanisme du prix du carbone et sur la politique climatique en général. Nous avons contacté directement le bureau de Pierre Poilievre et certains de ses conseillers politiques. Nous avons également profité de l’occasion pour rencontrer des députés du Parti conservateur et leur parler de la compétitivité, de l’emploi et de l’économie canadienne. Nous avons souligné les conditions nécessaires à la compétitivité, telles que la présence d’un environnement fiscal et réglementaire prévisible, des chaînes d’approvisionnement résilientes, abordables et durables avec l’accès à une électricité propre, fiable et abordable, ainsi que l’importance de proposer des incitations sur le marché et de réduire les obstacles bureaucratiques.
Nous avons également été approchés par le bureau de Poilievre, qui nous a demandé de visiter nos installations de production de ciment et de béton. En mai, il a visité l’usine de ciment Lafarge à Richmond, en Colombie-Britannique, et plus récemment, l’usine de béton Yard at a Time à Vancouver. Nous continuons à travailler avec son bureau pour lui faire connaître nos installations et notre industrie.
Lors du premier trimestre de 2025, nous travaillerons en collaboration avec le gouvernement actuel sur des initiatives prioritaires clés afin d’assurer leur achèvement avant les élections fédérales, et nous continuerons de communiquer avec l’opposition officielle pour lui faire découvrir notre industrie et nos principales priorités.
Sachant que les travailleurs sont une grande priorité pour les conservateurs, nous contacterons nos membres pour donner au chef du Parti conservateur et à ses députés des occasions de rencontrer et de s’adresser directement aux travailleurs dans les usines et les installations.
L’année écoulée a également vu un calendrier politique très chargé dans les provinces, avec quatre élections, dont trois où le premier ministre sortant a été réélu. David Eby a remporté une victoire majoritaire en Colombie-Britannique après une campagne où son parti, le NPD, était pratiquement à égalité avec les conservateurs de John Rustad dans les sondages réalisés tout au long de la campagne. En Saskatchewan, le premier ministre Scott Moe a remporté sa cinquième victoire majoritaire consécutive, et en Nouvelle-Écosse, le premier ministre conservateur Tim Houston a déclenché des élections anticipées, qu’il a ensuite largement remportées. Le Nouveau-Brunswick a connu un changement de gouvernement, car les libéraux de Susan Holt ont vaincu les conservateurs de Blaine Higgs. Les premiers ministres de l’Alberta, du Manitoba et de l’Ontario continuent de jouir d’une grande popularité, tandis que le gouvernement caquiste de François Legault au Québec a connu une autre année difficile et, dans les plus récents sondages, se retrouve loin à la traîne derrière le Parti québécois. Des élections provinciales sont prévues à Terre-Neuve-et-Labrador en 2025. Les prochaines élections en Ontario et au Québec sont prévues pour 2026. Doug Ford, premier ministre de l’Ontario, a déclenché des élections anticipées qui auront lieu le 27 février 2025.
À l’issue d’élections très serrées en octobre, le premier ministre Eby a remporté la victoire en formant un gouvernement majoritaire. Le NPD de la Colombie-Britannique a obtenu 47 sièges contre 44 pour le Parti conservateur. Le BC Green Party a remporté deux sièges et continuera à exercer un pouvoir important sur les votes clés qui pourraient déclencher de nouvelles élections.
Le nouveau cabinet a nommé plusieurs nouveaux ministres à des postes importants pour l’industrie. Il s’agit notamment d’un nouveau ministre de l’énergie et des solutions climatiques, qui sera responsable du secrétariat à l’action climatique. La circonscription de Richmond-Queensborough a été remportée par le nouveau venu Steve Kooner (conservateur) et celle de Delta South par le député sortant Ian Paton (conservateur). Les relations avec les collectivités locales relèveront désormais du Secrétariat des relations intergouvernementales au sein du Cabinet du Premier ministre, tandis que la planification des investissements et les marchés publics seront regroupés au sein d’un seul et même ministère de l’Infrastructure. Avec les nouveaux ministres de l’Environnement, des Transports, de l’Infrastructure et du Travail, il sera essentiel d’aller au devant des nouveaux ministres pour les informer de nos dossiers clés au début de l’année 2025.
Le printemps 2025 sera l’occasion de participer à une journée de lobbying en collaboration avec nos collègues de Concrete BC. Il y a beaucoup de nouveaux visages à l’Assemblée législative de la Colombie-Britannique, car un nombre record de 56 nouveaux députés ont été élus. Ils devront se familiariser avec les rouages du gouvernement et avec l’excellent travail accompli par les membres de l’ACC et nos alliés dans toute la province.
En septembre, nous avons une fois de plus rejoint notre partenaire Concrete BC à la conférence de l’Union des municipalités de la Colombie-Britannique. En tenant un stand lors de cet événement annuel, nous avons eu l’occasion d’entrer en contact avec des politiciens municipaux de toute la province, de partager des informations sur Concrete Zero et d’explorer des stratégies pour réduire les émissions de gaz à effet de serre dans leurs communautés.
2024 s’est avérée une année solide pour la première ministre Danielle Smith et son gouvernement majoritaire du PCU. L’année a commencé avec le budget 2024, qui prévoit un modeste excédent de 300 millions de dollars. Fidèle à son engagement en faveur de la responsabilité financière et de l’efficacité dans la prestation des services publics, le gouvernement prévoit maintenant un excédent de 2,9 milliards de dollars (2,6 milliards de dollars de plus que prévu). Le gouvernement a répondu aux besoins de la population en croissance rapide dans les zones urbaines en introduisant des programmes de subventions pour financer les besoins en infrastructures.
Prévu à 8,5 milliards de dollars, le plan d’investissement 2024-2025 continue de se concentrer sur les investissements clés qui sont bons pour notre industrie, y compris les projets d’infrastructure municipale, les principaux corridors routiers, ainsi que le logement, l’éducation et les installations de soins de santé.
La popularité de Danielle Smith au sein du parti UCP atteint un niveau record avec des résultats de confiance de 91,5 % lors de la dernière assemblée annuelle qui s’est tenue à Red Deer en novembre. Avec plus de 6 000 délégués présents, cet événement a établi le record de participation au plus grand congrès d’un parti au Canada, tant au niveau fédéral que provincial.
Le projet d’organiser une journée de lobbying avec le gouvernement du PCU au printemps 2024 ne s’est pas concrétisé, car nos membres étaient déjà activement engagés avec les ministres sur un certain nombre de dossiers importants. Cependant, nous avons été très présents au Stampede de Calgary, en parrainant une fois de plus la réception de lancement organisée par New West Public Affairs et à laquelle ont assisté des ministres et des députés provinciaux. Cette réception a été l’occasion de rencontrer plusieurs ministres clés et le premier ministre Smith. Plusieurs membres de l’ACC ont participé à diverses activités du Stampede et ont rencontré des politiciens pendant plusieurs jours.
Nous continuerons à chercher des occasions de maintenir nos relations étroites avec le gouvernement tout au long de l’année 2025.
Le Parti de la Saskatchewan de Scott Moe a remporté son cinquième gouvernement majoritaire consécutif en octobre. Malgré une nouvelle majorité solide, le premier ministre Moe a dû faire face à une montée en puissance du NPD, perdant des sièges dans plus de deux douzaines de circonscriptions, y compris dans les zones urbaines clés de Saskatoon et de Regina.
Le budget 2024-2025, qui s’élève à 4,4 milliards de dollars, est le plus important budget d’investissement de l’histoire de la province. Les infrastructures, les soins de santé ainsi que les dépenses d’investissement prévues par les sociétés d’État, notamment SaskPower, SaskEnergy et SaskTel, ont reçu la plus grande partie des fonds alloués au remplacement des infrastructures vieillissantes.
L’ACC travaillera en étroite collaboration avec ses alliés de Concrete Sask pour participer à une journée de lobbying en Saskatchewan au cours du premier semestre 2025.
Le Manitoba reste un environnement politique stable sous la direction du premier ministre Wab Kinew. Les investissements prévus dans les infrastructures en 2024-2025 s’élèvent à 2,8 milliards de dollars, dont une dépense estimée à 800 millions de dollars pour les sociétés d’État, y compris Manitoba Hydro.
Des défis et des opportunités pour notre industrie se sont présentés en 2024, la ville de Winnipeg ayant institué une augmentation temporaire de la teneur en ciment dans le béton en raison de problèmes de performance découlant de la saison de construction 2023. Sous la direction d’Ahmed Soliman, directeur exécutif de Concrete Manitoba, un certain nombre d’opportunités d’apprentissage se sont présentées, y compris une sensibilisation accrue aux procédures d’essai sur le terrain et à d’autres pratiques exemplaires. Nous attendons avec impatience que la ville de Winnipeg revienne à ses spécifications en matière de teneur en ciment plus faible, car les résultats de la construction en 2024 semblent avoir été favorables.
Le CCC est resté actif et s’est engagé auprès de ses alliés de la région à travailler en collaboration pour partager l’information avec les agences municipales et provinciales et d’autres parties prenantes dans le but d’accroître la sensibilisation à l’initiative Béton Zéro. Nous avons commencé tôt à préparer et à présenter un webinaire dans le cadre de la série de webinaires de démonstration de l’Association des transports du Canada (ATC).
Le printemps est resté très occupé avec un certain nombre d’excellents événements, notamment l’AGA de l’Association canadienne des tuyaux et éléments préfabriqués en béton, l’AGA de Concrete Manitoba et le match inaugural de hockey de charité Battle of Prairies, ainsi que l’AGA et le congrès de Concrete Alberta. Un grand merci à Jude Tremblay (CCPPA), Ashley Campbell (Concrete Sask), Ahmed Soliman (Concrete Manitoba) et Dan Hanson (Concrete Alberta), ainsi qu’à leur formidable équipe et aux bénévoles de l’organisation qui ont fait de l’espace pour maintenir la conversation sur la réduction des émissions de carbone.
Le rythme effréné s’est poursuivi pendant l’été 2024 avec de nombreux événements au cours desquels l’ACC a pu s’engager avec d’autres industries et intervenants qui sont également sur la voie de la décarbonisation. Il s’agissait notamment de délégués aux conférences Building Lasting Change et de la Fédération canadienne des municipalités, de professionnels de l’industrie aux tournois de golf des alliés, et d’un autre excellent événement de réseautage au Stampede de Calgary.
Le match de hockey de bienfaisance de la bataille des Prairies entre Concrete Sask et Concrete Manitoba a été marqué par la remise d’un trophée béton au vainqueur.
L’automne 2024 n’a pas été l’occasion de reprendre notre souffle. La ville de Vancouver a fait progresser les travaux de son comité consultatif sur les déchets et le recyclage, et la ville de Richmond a continué à jeter les bases de ses stratégies de réduction du carbone incorporé, deux exemples d’initiatives auxquelles nous avons participé activement tout au long de l’année. L’Union of BC Municipalities (UBCM) a tenu sa conférence annuelle à Vancouver, qui a coïncidé avec la conférence annuelle de l’ATC. Nous sommes heureux d’avoir collaboré avec Jason Saunderson, de Concrete BC, à l’occasion de ces deux événements qui ont attiré beaucoup de monde.
À l’approche de la fin de l’année 2024, l’ACC a eu l’occasion d’assister à l’AGA et au congrès de Concrete BC, au congrès et à la foire commerciale des municipalités de l’Alberta, à l’AMO et à la réunion d’automne de l’ACFPC. Nous avons participé à une table ronde à BuildEx Calgary avec nos collègues de l’Alberta Masonry Council (Mark Hagel) et de Concrete Alberta (Dan Hanson). Enfin, nous avons eu l’occasion de partager des informations avec les membres de Concrete Sask lors de leur AGA à Saskatoon. Merci à Ashley Campbell, de Concrete Sask, d’avoir organisé un autre excellent événement.
En 2024, après une année 2023 tumultueuse, le gouvernement conservateur de Ford a relativement retrouvé sa stabilité, avec une avance significative sur l’opposition du NPD et des libéraux dans les sondages. Alors que les prochaines élections provinciales n’étaient pas prévues avant l’été 2026, le premier ministre a décidé de convoquer des élections anticipées pour le 27 février 2025. Si les sondages continuent dans la même lancée, nous pouvons nous attendre à un autre gouvernement conservateur majoritaire.
Le gouvernement actuel continue de reconnaître l’importance de la compétitivité pour l’industrie et nous soutient pour bon nombre de nos priorités clés, notamment l’investissement dans les infrastructures, la protection des terres réservées aux activités commerciales et économiques, les granulats recyclés et le captage, l’utilisation et le stockage du carbone (CUSC).
Au cours de l’année écoulée, nous avons participé à plusieurs événements en personne pour faire progresser les initiatives clés de nos sociétés membres et de l’ACC. Nous continuons à rechercher des occasions de travailler en partenariat avec nos alliés et d’autres industries pour défendre nos priorités.
Cette année, notre soumission prébudgétaire s’est axée sur les thèmes suivants :
Au cours de l’année écoulée, l’ACC a accordé la priorité à ces initiatives clés. Au moyen de réunions, de soumissions et d’efforts de plaidoyer, nous avons travaillé à ces priorités tout en présentant notre plan d’action Béton Zéro.
Nous sommes encouragés de constater les progrès réalisés sur plusieurs fronts, car la province a pris des mesures pour protéger les terres réservées aux activités économiques et commerciales et s’assurer que la question restera une priorité, et a par ailleurs adopté une loi favorable aux activités CCUS. Il s’agit d’actions cruciales qui sont en phase avec nos objectifs. Pour le premier trimestre 2025, nous œuvrerons pour promouvoir une utilisation accrue des granulats recyclés. À cet égard, nous collaborerons avec des partenaires de l’industrie tels que l’Ontario Stone, Sand & Gravel Association (OSSGA), l’Ontario Road Builders Association (ORBA), la Toronto and Area Road Builders Association (TARBA) et d’autres encore pour mettre en avant les avantages substantiels offerts par les granulats recyclés dans les projets d’infrastructures essentielles.
Nous collaborons régulièrement avec nos membres pour les aider à faire face aux enjeux spécifiques à certains sites, par exemple pour trouver des possibilités de financement auprès du gouvernement de l’Ontario pour des investissements locaux. Nous encourageons tous les membres à nous contacter lorsqu’ils recherchent une aide auprès du gouvernement, qu’elle soit d’ordre réglementaire, législatif ou financier.
La journée annuelle de lobbying en partenariat avec Concrete Ontario a eu lieu le 18 novembre. Lors de cette journée productive, nous avons rencontré des ministres et leurs équipes, des députés provinciaux, le premier ministre et les représentants de son cabinet. Pendant la soirée, notre réception dans la salle à manger de l’Assemblée législative de l’Ontario a réuni des députés provinciaux de tous les partis, des ministres et leurs équipes, et nos précieux partenaires de l’industrie.
Cette année, nous avons adopté une approche articulée autour de trois demandes très ciblées, sans demande de fonds :
En collaboration avec le Conseil de la maçonnerie de l’Ontario, nous avons organisé une réception à l’occasion de la conférence de l’AMO à Ottawa. Nous avons eu l’occasion d’y accueillir de nombreux politiciens municipaux et provinciaux de toute la région et de dialoguer largement avec eux tout au long de la conférence de trois jours.
Andrew Payne, directeur général du Conseil de la maçonnerie de l’Ontario, et Martha Murray, vice-présidente des affaires publiques, avec David Piccini, ministre du Travail, de l’Immigration, de la Formation et du Développement des compétences de l’Ontario.
En plus du travail de plaidoyer effectué pour l’ACC, nous avons également défendu certains intérêts de Concrete Ontario auprès du gouvernement provincial. Nous avons participé à certaines réunions ministérielles, nous avons effectué des soumissions budgétaires et au registre environnemental, et nous avons envoyé des lettres conjointes au gouvernement provincial. Nous avons une fois de plus déposé une demande auprès du Fonds de développement des compétences pour recruter et fidéliser davantage de chauffeurs dans l’industrie. Nous continuons à rechercher des occasions d’utiliser la force collective de nos deux organisations.
Le gouvernement de la Coalition Avenir Québec (CAQ), dirigé par le premier ministre François Legault, montre depuis un certain temps des signes de fatigue après six ans au pouvoir. La CAQ a perdu trois députés cette année, dont Éric Lefebvre, qui était le whip du parti et qui a annoncé qu’il se présenterait sous la bannière du Parti conservateur aux prochaines élections fédérales, et Pierre Fitzgibbon, son ministre vedette, qui s’occupait du vaste portefeuille Économie, Innovation et Énergie. Par ailleurs, Christian Dubé, ministre de la Santé, a déclaré qu’il ne se présenterait pas aux prochaines élections générales.
Après une chute spectaculaire de popularité en 2023, le gouvernement s’est quelque peu remis en 2024, mais reste derrière le Parti québécois (PQ) dans les plus récents sondages. Si des élections générales avaient eu lieu à la mi-novembre, 35 % de la population aurait voté pour le PQ, 24 % pour la CAQ, 17 % pour les libéraux, 13 % pour Québec solidaire (QS) et 11 % pour le Parti conservateur du Québec. Selon le même sondage, le niveau de satisfaction envers le gouvernement Legault n’est que de 32 %.
Le Parti libéral reste sans chef depuis plus d’un an et doit nommer un nouveau chef en juin 2025. Le parti semble avoir gagné en popularité depuis que l’ancien ministre libéral fédéral Pablo Rodriguez a annoncé son intention de participer à la course à la direction du Parti libéral du Québec, dont beaucoup considèrent qu’il sera probablement le vainqueur.
La CAQ, qui avait hérité d’un budget excédentaire lors de son arrivée au pouvoir en 2018, est maintenant critiquée en raison des difficultés économiques du Québec. En mars, Éric Girard, ministre des Finances, a présenté son budget 2024-2025, avec un déficit établi à 11 milliards de dollars. Bien que l’énoncé économique de l’automne ait dépeint une image légèrement plus positive, le gouvernement a imposé un gel de l’embauche de nouveaux employés de la fonction publique ainsi que des restrictions sur les heures supplémentaires et les frais de déplacement pour limiter les dépenses. Tous les ministères et organismes du gouvernement ont reçu pour instruction de ne pas dépasser les budgets qui leur sont alloués.
En fin d’année 2023, Benoit Charette, ministre de l’Environnement, de la Lutte contre les changements climatiques, de la Faune et des Parcs, a envoyé une lettre à toutes les cimenteries en activité au Québec, exigeant que chacune d’entre elles dépose officiellement, au plus tard le 1er mai, une feuille de route détaillée indiquant comment elles comptent réduire leurs émissions de GES au cours des prochaines années. Le ton quelque peu menaçant de la lettre nous a surpris, car le ministre avait fait un accueil chaleureux à notre plan d’action Béton Zéro quelques mois auparavant.
Le gouvernement continue de soutenir notre plan d’action, mais a des doutes quant à sa mise en œuvre. Sous la pression de la population en rapport avec la crise climatique, le gouvernement Legault souhaite voir des réductions d’émissions à court et à long terme. À cette fin, les responsables de l’ACC ont entamé des discussions et continueront de collaborer avec le ministre et son équipe au cours des mois à venir. Nous avons aidé les membres de l’ACC à comprendre et à accéder aux programmes de financement disponibles, et nous avons également organisé des réunions entre des entreprises de ciment, de hauts fonctionnaires et des représentants politiques. L’ACC s’est également adressée à quelques hauts fonctionnaires pour simplifier les processus d’autorisation de l’utilisation de carburants à faible teneur en carbone dans les fours à ciment.
En mai, l’ACC a fait équipe avec quatre autres associations (Tubécon, Association Béton Québec, Institut d’acier d’armature du Québec et Association des entrepreneurs en coffrage structural du Québec) pendant deux jours de rencontres avec des élus et de hauts fonctionnaires de la ville de Québec. Ces rencontres avaient pour objectif principal de faire connaître l’industrie du ciment et du béton et les avantages qu’elle offre pour Québec, et de sensibiliser les responsables gouvernementaux au rôle du béton comme matériau de construction durable et résilient. Au total, 34 participants du secteur ont contribué au succès de cette initiative et 23 réunions ont eu lieu avec des représentants du gouvernement.
L’ACC et des organisations alliées ont comparu le 28 mai devant la Commission des finances publiques de l’Assemblée nationale du Québec, dans le cadre des audiences de la Commission sur le projet de loi 62 (Loi visant à diversifier les stratégies d’acquisition des organismes publics et à leur offrir davantage d’agilité dans la réalisation de leurs projets d’infrastructure). Nos représentants de l’industrie ont expliqué en quoi il est important que les sous-traitants des entrepreneurs généraux (y compris les fournisseurs de matériaux) participent aux négociations conduisant aux accords de partenariat. La vidéo de l’audience peut être visionnée ici.
La collaboration avec les partenaires est restée une priorité pour l’ACC en 2024. En tant que membre du conseil d’administration du CPEQ (Conseil Patronal de l’Environnement du Québec), nous jouons un rôle actif au sein de ses comités, ce qui nous a permis de discuter des programmes et politiques gouvernementaux avec d’autres secteurs de l’industrie, de déterminer quelles sont les préoccupations communes et d’élaborer des stratégies conjointes, lorsque cela était approprié, dans le cadre de nombreuses rencontres et opportunités de travail tout au long de l’année.
En 2024, l’ACC et les entreprises membres ont également continué à participer au comité mixte avec le ministère de l’Environnement, de la Lutte contre les changements climatiques, de la Faune et des Parcs. Ce comité formel offre une occasion unique aux représentants du secteur du ciment de rester au fait des activités du ministère touchant notre secteur, de poser des questions à cet égard et d’exprimer leurs préoccupations éventuelles.
En plus de leur travail sur le plan d’action Béton Zéro, l’ACC et ses membres ont collaboré avec des représentants du gouvernement dans de nombreux domaines, dont le programme de plafonnement et d’échange et les modifications proposées par le gouvernement pour différents règlements.
En octobre, le gouvernement du Québec a publié un avis indiquant son intention de publier, au début de 2025, un projet de règlement visant à modifier le Règlement concernant le système de plafonnement et d’échange de droits d’émission de gaz à effet de serre (RSPEDE). Ces modifications entraîneront probablement une réduction progressive de la limite d’utilisation des crédits compensatoires d’ici 2030, une transformation de la composante crédit compensatoire en un mécanisme d’achat de réduction à compter de 2031, et un ajustement à la hausse des prix de réserve pour servir de mécanisme de plafonnement des prix. Étant donné que ces modifications pourraient avoir un effet considérable sur les cimenteries, les responsables de l’ACC analyseront le projet de règlement dès sa publication et travailleront avec les membres pour défendre et protéger les intérêts de notre industrie.
Le 20 novembre, le ministre de l’Environnement, de la Lutte contre les changements climatiques, de la Faune et des Parcs (MELCCFP), a présenté le projet de loi 81 à l’Assemblée nationale du Québec. Le projet de loi modifie huit lois relevant de la responsabilité du ministre. L’ACC analyse actuellement les modifications proposées et travaillera avec ses membres pour déterminer ses conséquences potentielles sur notre industrie. Notre analyse préliminaire n’indique aucun impact significatif sur les cimenteries. Il est possible que l’une des modifications proposées à la Loi sur la qualité de l’environnement ait un effet positif sur les grands émetteurs de GES, car elle permettra aux installations émettrices d’utiliser leurs fonds consignés pour les projets CUSC (alors que la version actuelle de la loi ne permet pas aux projets CUSC d’être financés par le mécanisme de consignation).
À la suite d’une récente décision judiciaire, le gouvernement du Québec a clarifié sa position concernant le traitement des demandes d’accès à l’information en vertu de l’article 118.4(4) de la Loi sur la qualité de l’environnement du Québec. Tout document ou renseignement visé par une telle demande sera transmis à ceux qui en font la demande sans en aviser le propriétaire du renseignement (puisque les documents visés par l’article 118.4(4) sont de nature publique, selon la décision de la Cour du Québec). L’ACC, ainsi que de nombreuses autres associations industrielles, a exprimé certaines inquiétudes quant à cette décision. Les hauts fonctionnaires travaillent actuellement pour déterminer ce que le gouvernement peut faire pour assurer la transparence de l’information exigée par les citoyens tout en protégeant les secrets industriels et commerciaux des entreprises. Entre-temps, les membres de l’ACC doivent faire preuve de prudence lorsqu’ils transmettent des renseignements en vue d’obtenir ou de renouveler une autorisation dans un établissement industriel, car toute personne soumettant une demande d’information pourra l’obtenir à l’insu de l’entreprise.
Une partie importante de nos activités consiste à promouvoir la durabilité et la pérennité des infrastructures en béton. Nous utilisons pour ce faire notre plan d’action industriel vers un béton à émission nette zéro en 2050 et nous communiquons avec les représentants du gouvernement pour leur expliquer l’importance de notre secteur pour l’économie et pour la réalisation des objectifs de réduction des GES du Québec.
Nous avons cherché à renforcer la collaboration avec nos alliés en 2024, en faisant un effort délibéré pour parler d’une seule voix. Nous avons eu le plaisir de participer à de nombreux événements tout au long de l’année, notamment :
En Nouvelle-Écosse, le premier ministre conservateur Tim Houston a convoqué des élections près de huit mois plus tôt que prévu. Sa stratégie s’est avérée payante, puisqu’il a remporté plus des deux tiers des sièges de l’Assemblée législative avec son parti. Cette victoire donne au premier ministre un mandat très fort et lui permettra de faire avancer son programme. Au Nouveau-Brunswick, les libéraux ont vaincu Blaine Higgs et son Parti conservateur au pouvoir en remportant 31 des 49 sièges disponibles. Dans le cadre de sa campagne, la nouvelle première ministre libérale, Susan Holt, a mis l’accent sur les soins de santé, le logement et l’accessibilité, mais a également promis que, lors de son mandat, tous les bâtiments gouvernementaux seront à consommation énergétique nette zéro et le parc de véhicules, y compris les autobus scolaires, sera entièrement électrique d’ici 2035.
En février 2024, l’ACC a été invitée à faire une présentation lors de l’assemblée générale annuelle d’Atlantic Concrete, où nous avons eu l’occasion de rencontrer des membres et des alliés et de présenter le plan Béton Zéro. En parallèle, nous avons également rencontré le gouvernement du Nouveau-Brunswick pour discuter de l’engagement pris par l’industrie du ciment et du béton pour atteindre la carboneutralité d’ici 2050. L’automne dernier, nous avons parrainé la séance Masonry Carbon 101 de l’Atlantic Masonry Institute lors de son assemblée générale annuelle 2024, avec une présentation de Rob Cooney de l’ACC.
L’ACC continue de travailler avec Atlantic Concrete et ses membres sur les besoins régionaux et les messages nécessaires pour que les gouvernements, les clients et les parties prenantes fassent progresser l’industrie dans la région.
L’ACC est fière d’avoir lancé un nouveau balado cette année qui s’appelle « Speaking Concretely ». Le balado s’avère être un excellent outil de communication pour l’association, car il nous permet d’éduquer notre public industriel ainsi que le grand public sur les avantages du ciment et du béton et les enjeux importants pour notre industrie. Depuis son lancement en juin, le balado a enregistré plus de 100 000 auditeurs. Parmi les sujets abordés, citons la durabilité, l’architecture, l’innovation et la technologie. Nous prévoyons de lancer la version française du balado début 2025. Bien que le balado soit promu dans le but d’augmenter son audience, nous sommes très heureux de voir l’accueil positif qu’il reçoit.
Cette année a été une année de transformation pour nous sur les réseaux sociaux. En effet, l’ACC a continué de mettre au point sa stratégie pour qu’elle devienne plus intéressante et décontractée pendant que nous mettons en évidence le travail important de notre industrie.
Nous avons remporté un grand succès avec notre campagne « Histoire du béton » sur les réseaux sociaux, qui nous a permis de souligner le rôle essentiel que jouent le ciment et le béton dans la vie quotidienne. Pour mettre en avant le rôle du béton dans notre vie quotidienne, l’ACC a également lancé une nouvelle série de courtes vidéos animées devant servir de contenu sur les réseaux sociaux. Ces nouvelles vidéos attirent l’attention sur la nature omniprésente de notre industrie tout en accordant une importance particulière au rôle vital que joue l’industrie dans l’économie canadienne et dans tous les aspects de la vie. L’ACC a également expérimenté avec des contenus plus drôles et légers, qui ont donné lieu à des rétroactions positives.
Le taux de croissance du nombre de nos abonnés sur LinkedIn a augmenté de 25 %. Cette année, nous avons dépassé la barre des 10 000 cette année et nous atteignons désormais plus de 12 000 abonnés. Nous avons touché plus de 150 000 personnes sur LinkedIn cette année, ce qui représente une augmentation de 50 % par rapport à 2023. Nous avons également dépassé les 15 000 clics cette année, ce qui représente une augmentation de 140 % par rapport à l’année dernière.
Nous connaissons également une croissance constante sur Instagram et Facebook, avec une augmentation de 61 % de l’engagement sur Instagram et de 55 % de l’engagement sur Facebook.
Informer nos membres est une grande priorité pour l’ACC. Nous continuons de les tenir au courant mensuellement, avec des catégories personnalisables pour certains partenaires et membres. Les sujets abordés sont par exemple le changement climatique, la politique, les codes et les normes, ainsi que des nouvelles spécifiques à certaines régions. Le courriel mensuel de l’ACC bénéficie d’un taux d’ouverture de courriel de 45 %, bien au-dessus de la moyenne de l’industrie manufacturière, qui se trouve à 32 %.
Cette année a été une période très intéressante pour notre industrie, surtout dans les domaines de l’innovation et de la réduction des émissions. L’ACC a reçu une attention très positive de la part des médias. L’ACC a été présenté dans plusieurs publications sectorielles, notamment : On-Site Magazine, Cemnet et World Cement. Nous avons également été présentés dans des publications plus axées sur l’environnement comme Corporate Knights et Canada’s National Observer. Au total, l’ACC a été mentionnée plus de 20 fois dans des communiqués de presse et dans les médias grand public.
Une partie du rôle de l’ACC consiste à informer les propriétaires publics/privés, les consultants en ingénierie/architecture et les entrepreneurs des nombreux avantages des produits à base de ciment et de béton utilisés dans les applications routières, ainsi qu’à leur expliquer ce qu’est le plan d’action Béton Zéro. Pour faciliter ce processus, nous avons mis à jour notre document de synthèse technique du PLC et nous avons organisé/participé à plusieurs webinaires et séminaires. Voici quelques points saillants de certaines des activités d’éducation et de formation que nous avons menées :
En tant que représentante de l’industrie du ciment et du béton, l’ACC met en avant les nombreux avantages liés aux chaussées en béton, aux solutions de chaussées à base de ciment et à l’utilisation du PLC auprès d’un certain nombre d’organisations et de comités techniques, notamment les comités de l’Association des transports du Canada (ATC), le comité technique des structures de l’Ontario Road Builders Association (ORBA), le comité de liaison de Concrete Ontario et du ministère des Transports, le comité de liaison municipal de Good Roads sur le béton, le comité technique de Concrete Ontario, le comité de durabilité de Concrete Ontario, le Canadian Airfield Pavement Technical Group (CAPTG), le groupe de travail sur les directives volontaires de la PCA relatives aux moyens et méthodes, et les comités de l’American Concrete Institute (ACI).
Certains des principaux résultats obtenus grâce à notre participation à ces comités sont énumérés ci-dessous :
Un autre rôle clé de l’équipe technique de l’ACC consiste à répondre aux nombreuses demandes techniques émanant d’organismes gouvernementaux, de consultants et d’entrepreneurs sur les solutions de chaussées en béton et en ciment. À cet égard, l’ACC fournit des documents à jour et pertinents sur les analyses de coût de cycle de vie et les analyses de cycle de vie, le ciment PLC, le béton à faible teneur en carbone, la réparation des chaussées en béton et les examens de spécifications. L’assistance à la conception des chaussées en béton classique et en béton compacté au rouleau (BCR) est également une autre fonction importante de l’équipe technique, car elle contribue à garantir l’équivalence entre les conceptions en béton et les conceptions en asphalte comparées. Voici quelques réalisations clés de 2024 :
Les codes et les normes sont une partie essentielle du mandat de l’ACC, qui est de servir les intérêts de ses membres. Notre savoir-faire technique nous aide à effectuer notre travail de plaidoyer auprès du gouvernement et constitue la base de notre part de marché dans l’industrie.
L’objectif des travaux sur les codes et les normes est d’aider l’industrie à tenir son engagement en faveur du béton carboneutre d’ici 2050. Les tâches prioritaires relevant de notre plan d’action ont été établies à court terme jusqu’en 2030.
La stratégie du travail effectué sur les codes et les normes de l’ACC s’appuie sur quatre piliers clés, dont le but est de faciliter l’acceptation de nouveaux produits de ciment et de béton, ainsi que de protéger notre part de marché. Ces piliers sont les suivants :
L’ACC est un membre actif de trois comités permanents du CNB (protection contre l’incendie, calcul des structures et calcul parasismique) et fournit des recommandations en matière de politiques grâce à sa participation au Conseil consultatif sur l’harmonisation des codes.
Les principaux enjeux liés au CNB actuellement traités par l’ACC sont les suivants :
Le gouvernement du Canada (par l’intermédiaire du Conseil national de recherches, ou CNRC) mène un travail visant à l’élaboration d’un système de gouvernance agile, inclusif et réactif pour assurer l’efficacité du système harmonisé d’élaboration de codes. L’ACC participe au conseil consultatif de l’industrie, où nous fournissons des commentaires sur les priorités, les considérations de mise en œuvre et d’autres préoccupations politiques liées au code.
Quatre domaines clés ont été recensés et approuvés dans le cadre de la nouvelle structure de gouvernance.
Pour chaque domaine prioritaire, une feuille de route de mise en œuvre a été élaborée[1]. Les feuilles de route décrivent les tactiques à utiliser pour les changements techniques à venir dans les versions de 2025 et de 2030 du CNB. Il convient de noter que la réduction des émissions de GES opérationnelles des bâtiments est une priorité pour la version de 2025 du Code national de l’énergie pour les bâtiments (CNÉB) et permettra de réduire les émissions de GES intrinsèques.
[1] Des détails peuvent être obtenus en cliquant sur chacune des zones clés.
Nous avons de nombreuses opportunités et difficultés en commun avec nos collègues des États-Unis, surtout lorsqu’il s’agit de faire évoluer les codes, les normes et les spécifications. En juin 2024, Stamatina Chasioti et Tim Smith, membres du personnel de l’ACC, ont eu le plaisir de participer à la séance technique sur les normes et spécifications du ciment et du béton de la Portland Cement Association pour la troisième année consécutive, dans le cadre d’un effort visant à rédiger des lignes directrices sur le « ciment à faible teneur en carbone ».
L’ACC participe à l’élaboration des normes CSA, notamment CSA A3000 (ciment), CSA A23.1 (béton), CSA A23.3 (calcul des structures en béton), CSA S413 (structures de stationnement), CSA S850 (calcul et évaluation des bâtiments soumis à des charges d’explosion) et CSA S6 (Code des ponts). Des mises à jour importantes des principales normes CSA pertinentes pour l’industrie du ciment et du béton sont prévues dans les mois à venir, y compris celles mentionnées ci-dessous. Pour plus de détails sur les changements les plus pertinents inclus dans ces mises à jour, contactez Stamatina Chasioti, directrice des codes et normes de l’ACC.
La norme CSA A23.1/.2 de 2024 a été publiée à l’été 2024.
Des modifications sont en cours dans la norme CSA A23.1 pour permettre l’utilisation de granulats recyclés dans les applications structurelles. Deux catégories de granulats recyclés ont été considérées :
Le comité technique s’est réuni en avril à St. John’s pour discuter des commentaires formulés après l’examen public. Le projet a été finalisé et un vote final a eu lieu pour approuver tous les changements. La norme CSA A23.3:24 – Calcul des structures en béton (en anglais) a été publiée à l’été 2024. L’édition française de la norme sera publiée prochainement.
Une nouvelle édition du Code est sur le point d’être publiée. Dans le cadre du travail que nous effectuons, nous fournissons des conseils sur la durabilité du béton à partir des critères axés sur la performance et des méthodes d’essai garantissant un béton durable à faible teneur en carbone avec une combinaison de barres d’armature résistantes à la corrosion et d’une couverture de béton accrue. La nouvelle section 2 intitulée « Durabilité et pérennisation » fournit des conseils pour que les composants en béton non remplaçables atteignent une durée de vie utile de 75 ans.
La 5e édition du Concrete Design Handbook sera publiée en début d’année 2025 et pourra être achetée peu de temps après. Cet ouvrage intègre les nouvelles exigences et les spécifications révisées des normes CSA sur les matériaux de ciment et de béton et de la norme CSA sur la conception en béton incluse dans le CNB 2020 qui a été publié en 2024. Il fait également référence à l’édition 2019 de la norme CSA A23.3.
La 9e édition de l’ouvrage Dosage et contrôle des mélanges de béton (EB101) a été publiée en janvier 2022. La nouvelle édition comprend des mises à jour sur le PLC, la durabilité, la pyrrhotite agrégée et l’UHPC. Cette publication constitue le principal texte pédagogique de l’ACC.
Les ouvrages Dosage et contrôle des mélanges de béton et Concrete Design Handbook (anglais seulement) sont désormais proposés en format numérique pour faciliter le travail des étudiants et des professionnels travaillant dans des zones éloignées. Le nouveau format numérique est compatible avec les programmes qui offrent des formats accessibles à l’aide du module d’extension de l’outil Web pour les personnes handicapées.
© 2025, tous droits réservés, Rapport annuel – Association Canadienne du Ciment